Misery Index-Ritual Of Power
Misery Index-Rituals Of Power-all rights reserved

Misery Index signe avec Rituals Of Power un album à la hauteur de leur réputation.Le groupe lâche avec cet album un monstre de puissance. Encore, serait-on tenté de dire.

A l’index de la misère

Misery Index n’est pas un groupe de débutants. Formé en 2001, le combo n’a eu de cesse depuis de sortir des albums à la force destructrice avérée. Pour autant, oeuvrant dans un registre Grind/Death au départ, puis plus largement Death de nos jours, les Bostoniens n’ont pas pour inspiration les poncifs habituels du genre (les flammes, les démons, le gore, et tout le cirque habituel). Pour Misery Index et donc sur Rituals Of Power, l’horreur n’est jamais aussi effrayante que lorsqu’elle est réelle. A ce titre, les lyrics du groupe traitent de notre époque et de ses problèmes qu’ils soient politiques, technologiques ou humains.

Le skeud s’ouvre sur Universal Untruths, court titre pesant qui servira à introduire l’ambiance et le reste de Rituals Of Power. La voix de
Jason Netherton s’élève, tel le tonnerre qui annonce l’orage. Nous n’allons pas rire tout de suite, c’est une évidence.

La Chute et le Déclin

Fall and Decline rentre dans le vif du sujet. Pas de quartiers, pas de prisonniers. Misery Index fait parler la poudre et à de sérieux arguments à faire valoir. Rythme frénétique, guitares acérées et férocité dans la voix seront de mise pour un morceau-coup de boule. Vous criez déjà grâce ? Ce n’est qu’un début.

The Choir Invisible vient vous donner l’uppercut qui tape là ou il faut pour ne pas que vous tombiez immédiatement. Riff en béton armé et growl de rigueur pour un morceau explosif.

New Salem vous rapprochera du KO. Et ce n’est que le 4ème titre. Misery Index n’a aucune intention de vous laisser partir indemne. Et ce batteur… une machine de guerre. Un bon et grand moment.

Comment ces mecs ne sont pas plus que connus reste une énigme à mes yeux. On pourra cependant observer une certaine linéarité dans tout ce chaos sonore. Les morceaux (tous bien maîtrisés) se suivent, ne se ressemblent pas vraiment mais sont pourtant un peu tous dans le même schéma. Vous me direz c’est peut-être un défaut propre au style.

Mais ce mur de guitares et de batterie… Wow. Et puis ca sonne bien quoi, c’est clean, ca respire, ca envoie du lourd à chaque seconde. On perd pas de temps en préliminaires.

Enfoncer les clous

Hammering The Nails, placé juste derrière sera à nouveau un sommet. Ce morceau est littéralement un truc de barbare. Misery Index se lâche. Il ne rivalise pas totalement en termes de vitesse avec d’autres chansons de ce Rituals Of Power, mais il est absolument brutal mec. Il y a pile ce qu’il faut de vitesse d’exécution et de lourdeur pour exploser les murs de ton salon ou de ta chambre. Fais moi péter ça à plein volume s’il te plait, et en boucle. Un titre sauvage.

Rituals Of Power quant à lui viendra réellement ralentir les choses. En tout cas dans sa deuxième moitié, plus mélodique. Une pause bien méritée. Mais le groupe arrive à maintenir un niveau d’énergie suffisant pour nous éviter de croire qu’il s’est endormi en route. Moins in your face, la fin du titre nous permet d’apprécier une relative perspective d’accalmie pour la suite.

Il n’en sera rien et They Always Come Back, qui quelque part porte bien son nom, signalera le retour des riffs TGV, explosifs cela va de soi.

La fin de Rituals Of Power avec I Disavow et Naysayer, verra Misery Index opérer un retour à ses origines Grind, plus sur le deuxième cité que sur le premier d’ailleurs. I Disavow est dans la veine d’un Hammering The Nails et Naysayer est purement Grind et ajoutera le mot « Fin » à un album qui ressemble à un parpaing de ciment jeté en plein dans la gueule.

En conclusion

Misery Index balance un gros pavé dans la mare avec ce Rituals Of Power. Parfait mélange de brutalité et de technicité exécuté à haute vitesse, il ravira ceux qui ont apprécié le dernier Terrorizer par exemple.

Déconseillé aux cardiaques, mais très vivement recommandé à tous les autres. Un putain de bon disque, avec le dernier Children Of Bodom, sorti cette semaine également.

Je vous laisse, moi je vais aller respirer le doux parfum des roses dans un jardin en attendant la prochaine livraison du groupe.


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