BAEST - Venenum - Tous Droits Réservés
BAEST – Venenum – Tous Droits Réservés

Bonjour à tous et bienvenue dans cette review de Baest qui publie Venenum, leur deuxième album. Les Danois, après de multiples tournées, récompenses (meilleur nouveau groupe et meilleur album Métal aux GAFFA 2019) plus des apparitions télé ou radios dans leur pays natal, s’apprêtent donc à ravager une nouvelle fois les scènes européennes et pourquoi pas celles du monde entier ? Est-ce que Venenum pourra leur faire franchir ce palier supplémentaire ? Vérifions cela tout de suite !

The Number Of The BAEST

Baest avec Venenum va donc écrire la deuxième page de sa discographie. L’introduction de ce nouveau chapitre se nomme Vitriol Lament. Le son surprend instantanément. Enregistré et mixé par Andreas Linnemann au Hop House Studio, l’album est d’une puissance, d’une clarté remarquable. Le groupe ne perd pas de temps et déclenche les hostilités immédiatement. Le riff principal rappelle les meilleurs moments de l’école Death Metal Suédoise et sert de support au chant furieux de Simon Olsen. Vitriol Lament est déchaîné, frénétique et envoie l’auditeur dans un déluge métallique de très bonne facture.

Le premier single, le monumental Gula sera tout son contraire. Lent et lourd, il écrasera quiconque se mettra en travers de son chemin… Avec la classe des grands. Très simple, très pur techniquement, il sait également offrir des instants sauvages jouant ainsi entre pesanteur et… bestialité. Second titre et premier très grand moment donc.

Nihil montrera l’impact qu’ont eu les fondateurs du genre sur Baest. Plus mélodique que les deux premières chansons, il remémorera aux fans les piliers du genre, grâce entre autres à ses solos inspirés. Nihil est classique dans son approche mais reste hyper valable. Venenum marque le retour des Danois à un tempo plus enlevé. On notera le travail irréprochable de Sebastian Abildsten derrière la batterie. Cet homme frappe ses fûts comme jamais. Il martèle, marque les breaks, emmène les chansons là où elles doivent aller. C’est une composante essentielle dans le son du groupe. Pour le titre lui-même, il s’agit d’une charge tonitruante qui sous ses allures rampantes, explosera dans vos tympans dès la première écoute.

Simply The Baest ?

La plage suivante sera une petite pause. Styx est un court instrumental à la guitare offrant une bulle d’oxygène dans ce tourbillon. Il lancera Heresy, parfait mélange de ce que nous avons entendu jusqu’ici. Brutal dans sa première moitié, massif dans la deuxième grâce à l’intervention d’un solo inattendu, il s’agit d’un titre bien construit à ne pas sous-estimer.

As Above So Below sera le moment épique de cette fin d’album. Clairement un hommage à Death, voilà encore un exemple de réussite sur cette review de Baest et de Venenum. Un début mystérieux avec un solo mélodique, un riff plus proche du Thrash qu’à l’accoutumée et le combo emporte tout sur sa route. Y compris votre adhésion. Taillé pour les fosses, As Above So Below fera un malheur parmi les fans. Garanti. Très très bonne chanson.

Sodomize constitue le morceau basique du disque. Basique mais pas inutile. Pas la peine de vous décrire le sujet, le titre dit tout ce qu’il y a à dire. En revanche, le morceau est viscéral. Très punk dans l’esprit, je trouve. Une chanson faite pour le headbanging et pas pour autre chose, bande de coquins ! La dernière partie de l’album sera marquée par Empty Throne, forgée avec le même matériel d’excellent Metal en fusion que le reste, et en particulier par la reprise de No Guts, No Glory. Cette reprise des très cultes Bolt Thrower se chargera de conclure cette leçon de savoir-faire de la meilleure des manières. L’on pourra se rendre compte de l’influence de toute l’ancienne école sur Baest. Parfaitement rendue, c’est la cerise sur un gâteau déjà bien savoureux.

En conclusion

Faire cette review de Baest et de Venenum fut un véritable plaisir. Baest a très bien digéré ses influences, arrive à les restituer intelligemment avec sa propre griffe et donne au public ce qu’il attend: une suite digne de ce nom à Danse Macabre. Les bons moments sont nombreux, plus variés et l’album, plus profond, plein de révérence, n’a aucun temps mort. Il transpire la passion pour un Death Metal inspiré, indestructible et féroce. Forcément le combo, en quasi état de grâce, trace sa voie et regarde ses confrères bien face. Probablement un futur grand nom et hautement recommandé. The Baest of the best !



Pour aller plus loin:

www.baestband.com
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