RED DEATH-SICKNESS DIVINE- Tous droits réservés
RED DEATH-SICKNESS DIVINE- Tous droits réservés

Bonjour et bienvenue dans cette review du Sickness Divine par Red Death. Pour commencer, Red Death est un groupe de crossover. D’abord, si vous permettez, il convient peut-être de tenter de définir brièvement ce qu’est le crossover. Si vous écoutez des groupes tels que Power Trip, Iron Reagan ou plus anciennement les albums de milieu de carrière de Suicidal Tendencies, Cro-Mags (période Best Wishes), ou bien Stormtroopers Of Death et Nuclear Assault, vous êtes en plein dedans. Il s’agit d’un mélange de Thrash et de Punk, voire de Hardcore.

On situe l’apparition du style au début des 80’s, époque où les deux scènes cohabitaient et où des groupes de Metal ont commencé à emprunter certains éléments musicaux au Punk et au Hardcore, ce dernier étant alors émergeant. Par la suite, des groupes ont décidé de fusionner complètement ces genres et le crossover était né ! Pour info, on vous recommande fortement de vous pencher sur les discographies des groupes sus-cités, et plus en amont sur celle du groupe Anglais Discharge, l’un des véritables détonateurs du crossover. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive et il existe, encore aujourd’hui, une multitude de groupes qui continuent de façonner leur son autour de ce style.

Les origines

Red Death vient de Washington DC, une ville qui a engendré quelques « petits » combos. Oh trois fois rien, simplement d’éminents pratiquants d’un Rock Hardcore: Minor Threat et Bad Brains, mais aussi, dans un autre registre, des artistes comme Fugazi, Youth Brigade, Dag Nasty… que vous pouvez largement ajouter à votre liste de groupes à découvrir s’ils manquent à l’appel sur vos étagères ou autres disques durs. Bref pour en revenir à Red Death, de toute évidence l’urgence et la colère bouillonnent dans leur for intérieur.

La bonne idée du groupe ? Pratiquer un Hardcore virulent, empreint des groupes légendaires qui forgèrent la scène il y a 30/40 ans. Pourtant leur musique ne sonne jamais ni pompée (juste influencée, nuance) et complètement moderne. À ce jour, Red Death compte une discographie de trois albums en comptant ce Sickness Divine de toute beauté et précédé de Permanent Exile en 2015 puis Formidable Darkness en 2017. Le groupe s’est notamment fait connaître en tournant comme des fous, défendant leurs albums comme des forcenés aux quatre coins du pays et à l’international.

Red Death-Sickness Divine- La review

La preuve en est donc avec Red Death et son Sickness Divine. Le groupe originaire du Nord Est des USA démarre avec quelques paisibles accords de guitare ouvrant l’album avant qu’un riff pesant mais néanmoins groove et accrocheur ne s’empare de votre monde. La voix rocailleuse du chanteur, Chad, éclate alors. Effectivement le groupe ne plaisante pas. Un bon démarrage, mais également un apéritif de qualité avant ce qui suivra. Face The Pain remplira avec dextérité son rôle de bon petit rouleau-compresseur. Je citais plus haut Cro Mags et, sans préjuger, c’est une influence qui ressort beaucoup sur Sickness Divine. Ils ont d’ailleurs soutenu le très culte combo lors d’une récente tournée. Un bon point de plus pour Red Death dans cette review.

Comme on pouvait s’y attendre après un début comme celui ci, l’album va délivrer le taux maximal d’adrénaline. Le groupe enclenchera la seconde avec des morceaux comme Path Of Discipline, les excellents (Refuse To Be) Bound By Chains ou encore Exhalation Of Decay et sa basse virevoltante en milieu de chanson.

Le calme ET la tempête

La troisième vitesse, quant à elle dépassera le mur du son avec le bien nommé Ravage, accompagné d’un solo limpide et destructeur. Son jumeau dans l’intensité Sheep May Unsafely Graze appartient également au même moule renversant de fureur. Il s’agit d’ailleurs ‘une constante sur ce disque. On va d’une ambiance à l’autre avec aisance tout en restant dans l’urgence permanente. Vous ne serez jamais pris en défaut. À la gorge, oui. Mais c’est une autre histoire.

Mais le groupe sait aussi s’approprier quelques instants de répit avec deux instrumentaux: The Anvil’s Ring, celui ci ressemblant à une courte complainte, ainsi que Dreadful Perception, tous deux relativement calmes. D’une façon générale il faut bien sûr noter la remarquable prestation technique du groupe qui n’hésite pas à accélérer, ralentir, écraser, bref à emmener l’auditeur dans chaque recoin du disque à sa guise. Qui plus est le groupe est soutenu par une production claire et puissante assurée par Arthur Rizk (Power Trip, Sacred Reich) mettant ainsi en valeur sa férocité.

Red Death-Sickness Divine, en conclusion

Une chose saute aux oreilles lors de cette review du Sickness Divine par Red Death. Il n’y aura absolument aucune honte à ranger cet opus à côté de vos albums récents du genre favoris (Iron Reagan, Toxic Holocaust, Municipal Waste…). Le groupe défonce absolument tout sur son passage. Le propos, court, incisif saura satisfaire les amateurs de Thrash, de Hardcore, ou bien de… crossover. La technique, une fois de plus, est maîtrisée. Red Death met tout en oeuvre pour que les fans du genre ne s’ennuient pas une seule seconde.

Et le résultat, bien plus que satisfaisant, dépasse les espérances. On tient ici un album dont la qualité ne saurait échapper aux connaisseurs. Un classique ? Je ne sais pas encore. Trop tôt pour le dire. Mais un plaisir instantané oui, sans aucun doute. Un disque vivement recommandé afin de préparer au mieux l’hiver qui arrive doucement. Red Death maintiendra vos tympans dans une chaleur volcanique, c’est garanti.

Pour aller plus loin:

Facebook: https://www.facebook.com/REDDEATHDC/
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Bandcamp: https://reddeath.bandcamp.com/

Red Death – Sickness Divine rugira à partir du 29/11/2019 via Century Media.

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