BONDED-REST IN VIOLENCE REVIEW. Foto: Sebastian Konopka
BONDED-REST IN VIOLENCE REVIEW. Photo: Sebastian Konopka

Bonjour, meilleurs voeux et bienvenue dans la 1ère review de l’année 2020, Bonded avec son Rest In Violence. Donc vous allez me demander  » Mais qui est Bonded ? »

Et bien Bonded fait désormais partie de l’histoire du guitariste Bernd « Bernemann » Kost et du batteur Markus « Makka » Freiwald. Depuis plus de 30 ans, les deux compères pratiquent le Thrash Metal pur et dur. Ils comptent à leur actif des groupes comme Despair, Angel Dust, Voodoo Cult, ainsi que -excusez du peu- Sodom et Kreator. Grosse expérience quand même, n’est-ce pas ? Une séparation avec Sodom plus tard, les voici de retour avec Bonded afin de délivrer un son énergique et puissant. En 2018, Bernemann et Makka recrutent Chris Tsitsis (ex-Suicidal Angels, Destroy Them) en tant que deuxième guitariste, Marc Hauschild à la basse et Ingo Bajonczak (ex-New Damage, ex-Supersoma, ex-Lord of Giant) au chant, frontman polyvalent capable d’assurer avec aisance des parties mélodiques comme des lignes plus brutales. 

Globalement, Rest In Violence aborde des sujets sociaux ou plus personnels. Evoluant toujours dans une sphère sonique éminemment enracinée dans le Metal et le Thrash, Bonded se fait l’apôtre d’une musique dynamique et percutante, et avec un certain groove svp, comme nous allons le voir.

Précisons enfin que Rest In Violence a été produit et conçu par Cornelius Rambadt (Sodom, Disbelief, Onkel Tom, etc.) au Rambado Recording Studio à Essen, Allemagne avec des illustrations de Björn Gooßes / Killustrations (Aborted, The Crown, Carnal Forge, etc. .)

Bonded-Repose dans la violence

En premier lieu Godgiven mettra je pense tout le monde d’accord avec son intro furieuse et son chant immédiatement rageur, débouchant sur un court mais bon refrain. Le morceau, bâti sur un riff solide et tranchant, donne le ton pour la suite. Suit Murderer, encore plus rapide, efficace et violent , représente au mieux la facette Thrash du groupe. La batterie tonne et les guitares taillent dans le lard. Quant à Ingo Bajonczak le chanteur il donne libre cours à un chant tonitruant.

Rest In Violence, la chanson réserve deux bonnes surprises dont voici la première: la présence de la légende Bobby «Blitz» Ellsworth sorti tout droit de chez Overkill (faut-il présenter Overkill ?). Et la seconde, celle de l’ancien bassiste de Kreator, Christian «Speesy» Giesler. On n’a pas besoin de préciser que le morceau met à l’honneur tous les musiciens sur une chanson qui fera date dans la discographie du combo hein ? Ellsworth gère comme à son habitude, c’est à dire comme une bête. Et puis la basse de Giesler vrombit de toutes ses cordes, soutenant le rythme avec force et agilité.

Il faut noter aussi les solos qui jusqu’à présent sont un sans faute et tombent pile au bon moment à chaque fois. Ils sont courts le plus souvent, incisifs et rapides. Les guitaristes Bernd “Bernemann“ Kost et Chris Tsitsis ponctuent les titres brillamment de par leurs apparitions remarquables.

Bonded Rest In Violence… In blood ?

Je Suis Charlie, une chanson au nom tristement évocateur verra Bonded adopter un rythme plus lent. Mais ce que le groupe perd en vitesse, il le gagne en lourdeur. Un gain de poids d’ailleurs maîtrisé puisque Je Suis Charlie possède un très bon groove, évitant de tomber dans les larmes faciles tout en restant respectueux de son sujet. The Rattle & The Snake nous fera revenir du côté féroce de la chose avec son riff impitoyable et… un harmonica en plein milieu ! Bonne idée qui s’insère parfaitement dans la structure de la chanson. Cela montre également que le groupe a quelques bonnes idées afin de surprendre son auditoire.

Suivront No Cure For Life, presque Sludge, poisseux et heavy à souhait. Ce titre me fait d’ailleurs presque penser à du Crowbar en plus « light ». Et il s’agit d’un compliment. Excellent. Les événements reprendront leur cours normal sur un tempo frénétique (Where Silence Reverberates, parfait pour headbanger, Galaxy M87, pure machine à thrasher).

On conclura sur Arrival, barbare comme on les aime. Mais surtout avec The Outer Rim, mélancolique. Ce dernier laisse en effet de côté l’agressivité coutumière de Rest In Violence pour mettre en avant le visage plus posé des Allemands. En partie du moins.

En conclusion

L’année commence bien avec Bonded et la review de Rest In Violence. Un disque brut, bien produit, qui contient tout ce qu’il faut pour séduire. Les moments de bravoure ne manquent donc pas et à vrai dire, l’album n’offre aucun temps mort. Il faudrait être difficile pour refuser cette proposition à qui l’on souhaite un beau parcours. J’avais reconnecté avec le Thrash Allemand depuis le dernier Destruction, je crois qu il est l’heure de m’y remettre sérieusement.

A se procurer de toute urgence.

Pour aller plus loin:

BONDED:
Ingo Bajonczak – Chant 
Bernd “Bernemann“ Kost – Guitare 
Chris Tsitsis – Guitare 
Marc Hauschild – Basse 
Markus “Makka“ Freiwald – Batterie



Site: https://www.bondedofficial.com/ 
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IG: https://www.instagram.com/bondedofficial/

BONDED-REST IN VIOLENCE: Disponible le vendredi 17 janvier 2020

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