GOD DAMN Album Review-Tous droits réservés
GOD DAMN Album Review-Tous droits réservés

L’Angleterre a toujours été une terre fertile pour le rock sous toutes ses formes. Aujourd’hui encore, elle donne des groupes talentueux à l’image de GOD DAMN sur le cas duquel nous nous penchons pour cette review !

Bonjour à toutes et à tous, nous allons donc parler du groupe GOD DAMN dans cette review de leur nouvel album. Le combo se forme en 2010 et nous vient en ligne directe de Wolverhampton. Les Anglais citent des artistes tels que The Melvins, Pixies, Black Sabbath, Jesus & Mary Chain, The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Eagles Of Death Metal, ColdRice, Electric Wizard, Smashing Pumpkins, ou encore The Mars Volta comme influences. Des hommes de goût, assurément.

Fort de 3 albums (Démonstration en 2012, Vultures en 2015, Everything Ever en 2016 ) ainsi que 2 EP (I’m a Lazer, You’re a Radar en 2013 puis Heavy Money la même année), GOD DAMN a publié en Février 2020 son nouvel album au titre éponyme. C’est avec ces cartes en main que nous pouvons commencer cette chronique, qui, comme vous allez le voir, se place sous le signe d’un Rock agité. Pour notre plus grand bonheur, bien évidemment.

GOD DAMN- GOD DAMN, la review

Tout d’abord, l’opus s’ouvre sur le survolté Dreamers, son rythme en béton, son chant chaleureux, son dynamisme fulgurant. De plus, l’auditeur qui connaît son Rock sur le bout des doigts se retrouvera en terrain connu. Je citais plus haut quelques influences que possède le groupe et en fait, loin d’être grossièrement régurgitées, GOD DAMN les a parfaitement assimilées. Leur son ressemble à un mélange explosif de Rock Alternatif 90’s ainsi que de Métal saupoudré d’une petite touche de Grunge.

Mais loin de se cantonner à faire revivre le passé, nos nouveaux Anglais favoris s’attachent également à confectionner des morceaux dont l’immédiateté ne fait aucun doute. Pour prendre un autre exemple, High Frequency Words et ses « Woo-Woo !! » vicieusement placés en embuscade derrière un impeccable refrain et un riff vigoureux, s’attaqueront à vos oreilles. Ils ne les lâcheront plus, autant vous prévenir. Un titre plus mélodique mais non moins efficace. Par la suite, l’énorme Hi Ho Zero arrivera à point nommé pour sonner quelques cloches et s’imprimer rapidement dans votre cerveau. Il y a un sens de l’accroche très clair chez GOD DAMN, c’est une évidence.

Ca claque sévèrement, dis donc !

Loin de calmer les ardeurs, Whip The Crack posera faussement le rythme. Au début.
Whip The Crack est le genre de morceau entraînant et Heavy à la fois. Également furieux, il donnera après quelques secondes l’envie de danser sur place en cherchant un collègue de pogo. Thom, le chanteur, y fait d’ailleurs un travail remarquable, alternant entre un chant clair et des parties hurlées. Le titre conserve néanmoins une ligne mélodique tout à fait appréciable. Un peu dans la même veine, We Are One entretiendra ce type d’ambiance, mais construite différemment. Début  » paisible » puis lente montée vers les cimes d’un riff saturé menant à une courte accalmie, et ensuite au vertige au milieu du morceau.

Les choses prennent une autre tournure dans cette review de GOD DAMN avec Palm Of Sand. Apôtre du versant lourd du combo de Wolverhampton, la chanson déverse sa demi tonne réglementaire de Metal en fusion. En outre GOD DAMN a l’intelligence de ne pas trop faire durer un riff certes bien trouvé, mais qui aurait pu rapidement tourner en rond. Il conserve de fait sa force de frappe et constitue à mon sens une bonne petite opportunité de démontrer le savoir-faire du groupe en matière de diversité. Tiny Wings, elle aussi, aura ce goût ô combien savoureux échappé des 90’s (pensez Pop croisée avec du Shoegaze) moitié doux, moitié amer. Quant à la chanson elle même, elle aura le mérite de marquer réellement une pause sur le disque cette fois ci.

Un miroir, des cordes, un satellite pour une mise en orbite

Mais si vous pensiez que GOD DAMN allait se laisser aller à faire des pauses tous les 3 morceaux, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au fondement. « Fuck, Fuck, Fuck’em all / Go shake your bits in a mirror ball !!! » sera le leitmotiv de Mirror Ball, signant ainsi la reprise des hostilités chauffées à blanc. Le groovy Bleeding A Rope prendra le relais avec toujours autant d’excellence dans le mélange mélodique tendance accroche venimeuse/fissurage des murs, tandis que le court instrumental Hinge-Unhinged servira d’introduction au dessert de GOD DAMN, l’album.

En effet, les Anglais ont gardé le meilleur pour la fin. Si vous voulez du bitume, du qui pèse son poids en notes de plomb, alors jetez vous sur le glorieux Satellite Prongs ! La chanson s’étalera de tout son long pendant presque 9 minutes, diffusant un motif sonore propice à l’expérimentation et au Metal que personnellement je qualifierai de Stoner. Empruntant certains codes du genre (encore une fois, un riff massif comme une armoire Normande, la longueur et un côté qui regarde du côté du Psyché) Satellite Prongs est une totale réussite. Un très bon point d’orgue sur un album qui n’en manquait déjà pas.

GOD DAMN, en conclusion

Je ne connaissais pas avant d’écrire cette review de l’album, les Anglais de GOD DAMN. C’est désormais une erreur réparée. Le combo a réussi à me propulser vers une époque que je considère comme l’une des meilleures dans le Rock (nostalgie, quand tu nous tiens) tout en parvenant à ne sonner ni daté, ni inutile. Bien au contraire, tous les adorateurs de Heavy Rock, de Metal, d’Alt Rock voire de Grunge peuvent se retrouver à l’intérieur de GOD DAMN. Le disque regorge de bons titres, de très bons titres même.

Le combo inscrit son style dans des genres classiques tout en les revigorant et il s’agit d’une chose assez rare pour être soulignée. La prod, crasseuse à souhait ( mais travaillée en ce sens ) vient renforcer cet aspect « garage » cher aux groupes underground de cette ère. Le mieux est l’ennemi du bien dit-on. GOD DAMN a bien fait son job, et on ne leur demandait pas mieux.

Absolument conseillé !

GOD DAMN, disponible depuis le 14/02/2020 via One Little Indian

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