Top Albums Metal 2019

Top Albums Metal 2019
Top Albums Metal 2019

Le Grand Top des Albums Metal 2019

Et bien nous y sommes. Le moment attendu, le top des albums metal 2019, le grand bilan de l’année écoulée. Les disques qui nous ont le plus marqué, ceux que nous avons eu plaisir à faire tourner en boucle chez nous, en voiture, à aller voir en concert donc la crème de la crème, the best of the best. Un bien grand mot étant donné la jeunesse du site sur lequel vous vous trouvez à savoir Zeekology.fr.

Avant tout, nous nous devons de signaler que pour des raisons évidentes de temps, nous nous concentrerons sur les disques que nous avons pu écouter. Aussi, Il sera donc inutile de liquider 3 paquets de kleenex parce que tel ou tel album n’a pas sa place sur le podium, hein. Ce n’est pas parce que nous l’avons esquivé mais parce que nous n’avons pas pu y jeter une oreille. Donc si vous pensez que l’album de votre groupe favori ne se trouve pas ici, voici une suggestion: Dites le nous ! Nous nous ferons un plaisir d’aller écouter ça. Nous sommes toujours à l’affût en ce qui concerne une nouvelle galette.

Troisième place du Top

Là dessus, dirigeons nous vers l’affaire qui nous concerne aujourd’hui, ce fameux top des albums Metal 2019 ! Commençons immédiatement avec le médaillé de bronze, le troisième sur le podium. Celui là même qui a la lourde charge d’ouvrir la salve de disques que nous avons eu le grand plaisir d’écouter et de chroniquer dans ces colonnes ! Il s’agiiiiiiit deeeeeeeeee (roulements de tambour): BAEST avec VENENUM !

Baest-Venenum-Tous droits réservés
Baest-Venenum-Tous droits réservés

Après Danse Macabre en 2018, BAEST a servi cette année un très grand disque de Death Metal. Brutal mélodique et inspiré, VENENUM place de bons espoirs pour le futur du groupe. A l’image de titres tel que Vitriol Lament, Gula ou As Above So Below, l’arsenal sonique de BAEST se déploie de manière impressionnante. D’ailleurs la pression ne se relâche que rarement lors de l’écoute. On en ressort avec un gros smile sur le visage et on en redemande. Bravo Messieurs pour une deuxième album, c’est un grand pas en avant.


Chronique BAEST-Venenum: https://zeekology.fr/2019/08/23/review-baest-venenum/

Deuxième place du Top

Nous allons maintenant déçerner la médaille d’argent, la deuxième récompense de ce classement. Si la décision précédente fut assez facile à prendre, la place entre le premier et le second fut un sujet de réflexion. Beaucoup de grands albums sont sortis. Néanmoins, dans tous les styles que nous avons abordé il y a une tendance certaine. Le Metal, qu’il soit Heavy, Thrash, Death ou ce que vous voulez, a eu une très bonne année.

Malgré cela, la deuxième place fait probablement partie des moins « Metal » stylistiquement parlant. Le background, indiscutablement, a intégré le Metal comme ingrédient de la recette, seulement comme d’autres influences. Il y a par ailleurs beaucoup d’autres choses et particulièrement la présence de grands musiciens ainsi qu’un chanteur dont la performance vocale nous a laissé… sans voix.

Mais assez parlé, place au médaillé d’argent. Et le gagnant se nomme: LEPROUS avec son album PITFALLS !

Leprous-Pitfalls-Tous droits réservés
Leprous-Pitfalls-Tous droits réservés

On l’a déjà dit, mais on va le répéter : PITFALLS est un immense album dans la discographie du groupe. Puissant et fragile à la fois, profond aussi, à l’instar des titres Alleviate ou At The Bottom, le groupe nous entraîne sur de sombres chemins au fur et à mesure que nous découvrons le combat qui a touché la vie personnelle de Einar Solberg, le chanteur. Les mots « brutal » ou encore « agressif » n’ont pas leur place ici, en revanche finesse, intelligence des compositions et prise de risques iront comme un gant à ce PITFALLS. A écouter sans retenue.


Chronique LEPROUS-PITFALLS: https://zeekology.fr/?s=leprous

Première place du Top

Pour conclure en beauté, voici le grand gagnant de ce top des albums Metal 2019, le vainqueur absolu. Celui qui nous a mis sens dessus-dessous, qui nous a estomaqué à 3000%. L’album qui à nos yeux représente ce qui peut se faire de mieux au moment où nous parlons. C’est avec plaisir que nous allons remettre ce disque en avant parce que, c’est peut-être bête à dire, mais c’est un bel album. Dans tous les sens du terme. Il y a tout à l’intérieur. Technique, force, mélodies et surtout du talent à revendre.

Pour celles et ceux qui ne sont pas coutumiers du combo qui ne va pas tarder à pointer le bout de ses guitares, nous vous invitons à découvrir la rondelle qui suit, mais aussi le reste de la discographie. Vous ne serez pas déçus, promis. Sans plus attendre, voici la médaille d’or: Mesdames et Messieurs veuillez accueillir comme il se doit BORKNAGAR et son fantastique album TRUE NORTH !

Borknagar-True North-Tous droits réservés
Borknagar-True North-Tous droits réservés

Le nord, direction de la victoire

Véritable festival de profusion de riffs, performances vocales hors normes, mélodies fort bien trouvées, sens de la composition. Avec TRUE NORTH, BORKNAGAR se place très haut dans nos coeurs. Les Fire That Burns, Wild Father’s Heart ou bien Tidal, ne sont que des exemples dans un disque qui vous emmènera très loin. Il nous tarde de voir ce que cela peut donner en concert mais nul doute que nous voyagerons à nouveau en compagnie du groupe.

BORKNAGAR a publié un énorme disque de Metal, et, à notre humble avis, forge l’une des discographies modernes du genre les plus impressionnantes qualitativement parlant. Black Metal, Heavy, Progressif, le groupe ajoute pas mal de composantes qui ne pourront que séduire le fan ou le novice.

Une magnifique porte d’entrée pour qui ne connait pas le groupe et l’aboutissement d’un chemin commencé il y a quelques années. Que de chemin parcouru depuis avec en tête un seul objectif: l’excellence musicale. C’est réussi.


Chronique BORKNAGAR-TRUE NORTH: https://zeekology.fr/?s=borknagar

Mentions spéciales

Vous connaissez désormais les vainqueurs du Top Metal 2019 chez Zeekology.fr. Mais il serait injuste de ne pas citer d’autres albums qui nous ont fait impression. Saluons donc les Thrashers Sacred Reich et leur Awakening marquent un retour en forme de la plus belle des manières. De même qu’ Exhorder avec Mourn The Southern Skies qui met fin à un silence de 27 ans avec bruit et fureur. Witch Vomit également représente très bien le Death Metal avec Buried Deep In A Bottomless Grave.

Mentionnons également Slipknot et We Are Not Your Kind qui approfondit leur son avec assurance et maîtrise et qui a bien cartonné cet été, à juste titre.

Un dernier mot…

Nous espérons que vous aussi, vous avez pris du plaisir, que ce soit avec ces disques ou d’autres. Car l’essentiel, outre ces tops de fin d’année qui au fond ne signifient pas grand chose c’est que vous ayez pu embarquer dans le trip que vous ont proposé tous ces groupes.

Nous vous remercions pour avoir pris le temps de nous lire et nous vous souhaitons d’excellentes fêtes ! Rendez vous en 2020 pour d’autres aventures métalliques !

Joy Division : Unknown Pleasures & Fear Factory : Demanufacture

Joy Division avec Unknown Pleasures et Fear Factory avec Demanufacture ont tous deux marqué leur époque chacun dans leur genre. Les anglais de Joy Division, emmenés par Ian Curtis, comptaient également Bernard Sumner, Peter Hook et Stephen Morris dans son line-up classique, qui devinrent New Order suite au décès prématuré de Curtis en 1980.

Mais ne devançons pas l’histoire, nous nous attarderons plus bas sur ce qui fut donc le premier album de Joy Division, Unknown Pleasures et le second chez Fear Factory, Demanufacture.

Fear Factory sortit Demanufacture en 1995. Le groupe est originaire de Los Angeles, pratique un Death Metal aux contours Industriel, du moins à ses débuts. Il évoluera plus tard vers un son moins brutal, encore que, puis y reviendra au milieu des années 2000 après moult péripéties. Le combo est composé alors de Burton C. Bell au chant, Dino Cazares aux guitares, Christian Olde Wolbers à la basse et Raymond Herrera à la batterie. Après un premier album au style déja très marqué, le très bon Soul Of A New Machine, le groupe enregistra en 1994 ce qui allait devenir LA référence de sa discographie, Demanufacture.

Maintenant que le décor est planté, parlons de ces deux grands albums.

Joy Division – Plaisirs Inconnus

Joy Division-Unknown Pleasures - Tous droits réservés
Joy Division-Unknown Pleasures – Tous Droits Réservés

Unknown Pleasures, premier disque estampillé Joy Division, en Juin 1979 sous l’égide de l’éminent label anglais Factory. Le style musical du disque est ce que l’on appelle alors du Post-Punk qui est donc un dérivé du Punk Rock mais qui y ajoute de multiples influences (funk, dub, ou bien musique électronique par exemple) tout en conservant une certaine éthique propre à ce dernier. Il fut précédé par l’EP An Ideal For Living contenant quatre titres, notamment No Love Lost qui montre l’influence qu’a eu le Punk sur Joy Division (influence qui sera toujours présente sur le LP mais de manière moins flagrante, plus « digérée »).

Pour la suite, l’album contiendra les évidents Shadow Play, She’s Lost Control, Disorder, ou encore l’immense New Dawn Fades. Pourtant une chanson sortie précédemment manque à l’appel. Il s’agit de l’un des morceaux les plus connus du groupe: Transmission. La chanson sera plus tard incluse dans le CD bonus de la réédition de Unknown Pleasures dans une version live, ou bien dans sa version studio sur Substance, une compilation publiée bien après la fin du groupe. Bien qu’ayant seulement rencontré un succès d’estime lors de sa sortie initiale, son héritage dépasse très largement le cadre des seuls initiés. De nombreux groupes, voire des genres entiers se sont nourris du son Joy Division.

Multiplication de joie

Gothique, Punk, Métal, Industriel, et même parfois, plus rarement, le Rap (même si récemment Vince Staples aura une pochette d’album sous influence, et Danny Brown appellera son disque Atrocity Exhibition en référence à la chanson du même nom), tous ont intégré quelque chose de Joy Division après le bref passage du groupe, que ce soit dans l’esthétique ou musicalement.

Malgré les faibles ventes, les Anglais ont accédé au statut de groupe culte. On peut retrouver des traces du combo chez Nine Inch Nails (qui reprendront Dead Souls, autre très bon single), Moby, U2 ou bien sûr The Cure, et tant d’autres. La plus grande force d’Unknown Pleasures, c’est que la tension qui émane de ce disque n’éclate jamais. Continuellement au bord de la rupture, maintenant l’auditeur sous pression, c’est un album qui peut se révéler très prenant certes, mais aussi étouffant, claustrophobe.

Aujourd’hui encore, l’écoute de l’album peut se révéler être une petite expérience. Plus tard, Joy Division enregistrera Closer, tout aussi influent, et expérimentera avec les synthétiseurs avant la triste disparition de Ian Curtis.

Ceci conclue ce bref aperçu sur cet album et si vous souhaitez découvrir un disque de rock viscéral, émotionnel, ou tout simplement Joy Division, il s’agit de l’opus parfait.

Fear Factory – Demanufacture

Fear Factory - Demanufacture - Tous Droits Réservés
Fear Factory – Demanufacture – Tous Droits Réservés

Les Américains auront atteint le sommet de son art en 1995 et la sortie de ce deuxième album. S’éloignant à peine de ses débuts purement Death Métal et incorporant des éléments Thrash et Industriel, le groupe californien tutoya le plus haut niveau. D’autre part, il s’agit d’un album concept, narrant l’histoire d’un homme en lutte face à un gouvernement dirigé par des machines. Chaque chanson peut être considérée comme un chapitre de cette histoire. Les chansons, soutenues par le jeu de batterie souvent ultra-rapide de Raymond Herrera, la basse lourde de Christian Olde Wolbers, les guitares rageuses de Dino Cazares sont des brûlots invitant l’auditeur à se plonger dans cet univers cybernétique. Que dire de l’excellent travail de Burton C. Bell (qui pour l’anecdote, avait participé au clip de Smells Like Teen Spirit de Nirvana en tant que figurant) au chant, alternant parties grognées et lignes mélodiques claires, tour à tour aériennes ou mélancoliques, toujours avec brio. Le tout mélangé à des samples de films, en particulier Terminator 2 sur Zero Signal.

Cyberstate 1995

Mais ce n’est pas tout: Replica, Self Bias Resistor, HK (Hunter-Killer) ou Pisschrist sont de grands moments. Fear Factory a aussi comme influence la Techno. Inutile de préciser qu’elle a une place sur Demanufacture sans être envahissante (New Breed). Notons qu’ils sortirent un album de remixs entièrement Techno, Remanufacture plutôt sympa si tant est que l’on soit ouvert d’esprit et que l’on considère rester dans l’univers dépeint par le paysage musical du combo.

La sortie du disque eut pour effet de booster considérablement la carrière du groupe et aura indéniablement joué un rôle dans la démocratisation et la survie du genre en ce milieu de décennie dominé par la vague du Rock Alternatif et du revival Punk d’alors. Plus tard, certains groupes comme Korn furent très influencés par l’approche de Fear Factory. A tel point que Dino Cazares clamait à qui voulait l’entendre que d’autres groupes avaient littéralement pompé leur son ( https://metalinjection.net/latest-news/dino-claims-meshuggah-korn-coal-chamber-ripped-off-fear-factory-riffs-do-you-hear-it)

On vous laissera seul juge sur ce dernier point.

Quoiqu’il en soit les Californiens laissèrent une empreinte indélébile avec un Demanufacture inspiré, extrêmement bien travaillé et de taille à rivaliser avec n’importe quel pointure de l’époque et du genre. Par la suite, ils connurent plusieurs changements de personnel, un son hésitant entre un Métal plus « groove » et leurs anciennes habitudes, avant de revenir à un style plus traditionnel.

Et c’est ici que s’achève ce clin d’oeil à deux albums magistraux, chacun dans son style et son époque, albums qui doivent figurer dans toute bonne discothèque si l’on se dit fan de Rock, qu’il soit « extrême » ou plus classique.

Souhaitons encore une fois un Joyeux Anniversaire à Unknown Pleasures par Joy Division et Demanufacture des excellents Fear Factory !!!

Faut-il réhabiliter (un peu) Load et Reload de Metallica 2/2

Bonjour et bienvenue sur Zeekology pour la suite du dossier «Faut-il réhabiliter (un peu) Load et Reload de Metallica ?»

Nous nous étions quittés sur un constat mi-figue mi-raisin concernant Load, le premier volet de ce double album qui n’en est pas un, du moins au moment de la sortie des deux volumes, lâchés dans la jungle impitoyable des bacs à disques chacun de son côté.

Same Player Shoot Again

Load fut donc un semi-échec, ou une semi-réussite c’est selon ayant refroidi pas mal de monde. Reload allait-il rehausser le niveau et faire oublier cela ? Beaucoup l’espéraient, alors que d’autres avaient d’ores et déjà enterré le groupe et ce nouvel album paru le 18 Novembre 1997 soit un peu plus d’un an après son grand frère.

Mais avant cela, il faut remonter un peu le temps à nouveau, pas énormément cependant, une semaine avant. Le 11 Novembre de la même année, Metallica en amont de la sortie de Reload lâcha «The Memory Remains» le premier single.

Et une fois de plus ce fut une surprise aigre-douce. Le morceau, plus consistant qu’Until It Sleeps pour comparer les deux premiers singles issus de chacun des opus, s’avéra être dans un registre plus heavy mais ce qui choqua les fans fut la présence de Marianne Faithfull, icône des sixties, chanteuse et compagne de Keith Richards et Mick Jagger (chacun à tour de rôle quand même hein) à une époque.

Si le morceau possède une base Heavy-Rock honnête et acceptable, certains trouvèrent que le refrain était complètement plombé par les « Lalalalaaaaaa » de Faithfull tenant plus du gémissement plaintif que d’un refrain digne de ce nom. Et de ce point de vue là je ne peux pas leur donner tort. La présence de l’égérie de l’époque baba cool n’apporte absolument rien. Et si le but était de donner un côté « je me lamente » au morceau, c’est raté. On est plus sur le versant lamentable. Dans sa globalité, la chanson n’est pourtant pas si mauvaise, mais pas excessivement géniale non plus, c’est juste que cette partie flingue tout.

Pourtant, il y a quelque chose qui sauve ce morceau de l’oubli. C’est une chanson qui par un heureux hasard passe très bien live. Pourquoi ? Parce que le public remplace Marianne Faithfull sur sa partie et cela confère au morceau une autre aura. La foule chante à l’unisson la mélodie du refrain et de fait implique chaque personne présente. Aujourd’hui c’est un morceau moins joué, mais fut une époque ou le groupe l’interprétait régulièrement, surement conscient du fait que le public aimait y donner de la voix. Un bon geste qui rattrape complètement un titre passable dans sa version studio.

Ceci n’augurait donc rien de très bon pour ce Reload nouveau. Une semaine plus tard, l’album prenait d’assaut les magasins et autres disquaires et les fans aussi curieux que pressés d’entendre les nouvelles chansons et d’avoir les réponses aux questions qu’ils se posaient, découvraient la nouvelle livraison du combo.

Start Your Engines !

Tout commence par Fuel et pour être honnête, Metallica tape un gros coup tout de suite. Fuel est un morceau Heavy Rock très efficace qui pose ses baloches sur la table d’entrée, sans toutefois retomber dans les bonnes habitudes d’antan avec des titres comme Master Of Puppets ou n’importe quelle époque du vintage Metallica. Mais l’intention et l’attitude sont présentes. Si seulement ils avaient pu maintenir ce cap tout le long… Mais nous connaissons la suite, et donc, the Memory Remains embraye derrière.

Ce sera l’instantané de cet album : des titres plus resserrés que sur Load avec un peu moins de place laissée à l’expérimentation, des chansons plus compactes, moins de digressions sonores (quoique, mais nous verrons cela plus loin). Mais le qualitatif côtoie le très moyen voire le tiède, et souvent.

Pour l’instant enchaînons avec Devil’s Dance. Alors ici, il faut préciser une chose. Cette chanson et la suivante peuvent faire penser à un recyclage d’idées. Vous allez comprendre pourquoi. Devil’s Dance a une facette Sad But True très évidente. Le morceau est lourd est reprend à peu près le même schéma tout en ayant un riff différent.

Il avait d’ailleurs été révélé à Donington le même jour que 2X4, son cousin sur Load. Deux ans plus tard, ne boudons pas notre plaisir : si la comparaison peut paraître évidente aux yeux de pas mal de monde, le morceau est le bienvenu. Il y a ce parfum de : « Hey, souviens toi quand on faisait parler la poudre à canon » pas désagréable du tout. Ecoutez le à un volume plus fort que la normale et l’effet sera là, c’est quasiment garanti.

En revanche me concernant, le titre suivant ne m’a jamais plu, en toute subjectivité. The Unforgiven II, ou comment Metallica se parodie lui-même. Je vous parlais à l’instant de Devil’s Dance = Sad But True, le trip est totalement différent avec celui-ci. Et pourquoi donc, mon capitaine ? Parce qu’à mon sens il existe une nuance de taille entre s’inspirer d’un morceau existant et plagier un morceau déjà enregistré.
Vous me direz, le mal est moindre puisque Metallica s’auto-plagie et vous aurez probablement raison. Mais là où Devil’s Dance possède une lourdeur ainsi qu’une ambiance semblables à Sad But True, il arrive à se dissocier musicalement de son illustre ainé. The Unforgiven II a :

  • Le même bourdonnement en introduction que The Unforgiven (sur ça je ne vais pas être trop salop non plus, il s’agit certainement d’une référence pour dire «Souviens toi de ça ! ». Mais bon, c’est affiché en gros néons rouges fluorescents. Il y avait peut-être plus subtil comme appel de phares)
  • Le riff est sensiblement identique à l’original
  • Le refrain itou

Et JE SAIS que c’est censé être la suite d’un de leur morceau les plus célèbres, mais je ne n’y arrive pas, désolé. Trop copie carbone pour moi. Je passe sur ce Unforgiven II allègrement pour arriver à Better Than Thou, un morceau rapide mais un peu jeté au milieu et sans véritable saveur particulière. La sensation qu’on arrive déjà tellement vite au ventre mou de Reload se fait de plus en plus cruellement ressentir.

Better Than Thou ensuite, peine à convaincre. Comme sur certains morceaux de Load, l’intention est là, mais la transformation de l’essai a franchement du mal. Le morceau tourne quasiment à vide. Un bon rythme mais Metallica donne l’impression de faire semblant. Tant pis pour nous, et pour cette chanson.

La suite est du même calibre avec Slither, imitation du style Metallica par Metallica, avec en prime un refrain plus ou moins léger se voulant grunge-friendly mais qui ne touche rien. La suite, vite…

Les choses vont quelque peu s’améliorer avec Carpe Diem Baby. Toujours relativement simple musicalement parlant, celui-ci arrive au moins à installer une ambiance pesante satisfaisante et le morceau dans l’ensemble passe bien. Un morceau accrocheur qui si je me laissais aller à le suggérer, mériterait de temps à autres, à l’instar de certains titres Loadiens, un petit passage live. Un des titres les mieux adaptés au nouveau répertoire du combo.

Bad Seed arrive après. Il s’agit d’une chanson au riff ultra basique, plus basée sur un rythme que sur une mélodie. Bon, à ce stade je crois que je peux vous confier un dossier : j’aime bien Bad Seed. Elle fait taper du pied, bouger la tête. Une saine intention. Après pourquoi celle-ci et pas Better Than Thou, au hasard ? Je ne sais pas. Il s’agit pourtant de deux chansons coulées dans le même moule. Quand on écoute bien, elles ne soulèvent pas grand-chose, mais je trouve qu’au moins Bad Seed ne pète pas plus haut que son cul. Les motivations sont claires dès le départ : se faire plaisir, jouer. Du simple, de l’efficace et ca marche. Voilà pour la justification. Maintenant vous pouvez sortir le fouet et me faire payer ca. M’en fiche.

Where The Wild Things Are est la neuvième piste sur Reload. Je dois dire qu’il s’agit d’un bien curieux titre. Un mélange batârd de Heavy Rock pur jus et de ce qu’on pourrait qualifier de Métal Alternatif. C’est une chanson carrée, aux motivations louables, avec un decorum sonore étrange, presque rêveur sur certains aspects, dont le seul tort est peut-être de trop avoir le cul entre deux chaises. Mais ce n’est pas le titre le plus mauvais de Reload. Non, pour ca, ne vous inquiétez pas, ils arrivent…

Prince Charming nous refait le coup du titre énervé mais sans trop de goût. Je ne retiens rien de ce morceau. A vrai dire, je ne m’en rappelais même plus jusqu’à ce que je me fasse une session réécoute de Reload. Suivant.

De Loadace

Et puis débarque Low Man’s Lyric, LA perle de l’album. Ce morceau condense à lui seul presque toutes les intentions de Metallica avec Load et Reload. Low Man’s Lyric est une ballade triste qui a la particularité d’avoir un motif joué à … l’orgue de barbarie. Et fichtrement bien utilisé en plus. Expérimentation instrumentale, mise en place de l’idée, interprétation, degré d’émotion, Metallica réussit vise en plein coeur avec ce titre. Aucun morceau sur les deux albums, aucun, ne touche avec autant de courage, sauf peut-être Mama Said dans un autre genre, ce qu’ils ont fait avec celui là. Et je préfère de loin Low Man’s Lyric.

Alors, ne nous méprenons pas. Je place tout ceci dans le contexte de ce double album. Mais à ce moment précis, il a fallu s’enfiler presque l’intégralité de Reload pour entendre autant d’audace.

Pour autant rassurez vous, la banalité la plus totale revient pas plus tard que maintenant : Avec un titre comme Attitude, ce morceau en manque par kilos. Pataud ou ampoulé comme vous voulez, Metallica essaye de nous faire remuer notre derrière mais il s’agit encore d’un titre faisant semblant d’en avoir auquel il manque un vrai moteur, une vraie flamme. L’insipide Fixxxer clôturera Reload avec une impression de… Vide ? Ce titre ne va nulle part. Un bien triste point final à ce qui était censé rattraper un album peut-être un poil trop injustement traité quasiment deux années auparavant.

Crash Loading

Je conclurai sur ca d’ailleurs : On peut attaquer Load sur le virage musical qu’il représente, sa durée, sa « prétention ». Mais il y a des idées dessus. Ok, pas rondement menées pour la plupart, mais il y a la volonté de proposer autre chose. Sur Reload finalement, cet objectif est : d’une, rarement atteint et deux quand il l’est, c’est quoi ? Deux chansons et demi ? Trois ?

Avec Reload, j’ai l’impression que la principale motivation était de proposer quelque chose de plus rock n’ roll, moins expérimental, plus proche des racines, que sur Load. Mais en même temps, c’est comme si la tête y était mais pas le cœur ou trop rarement en tout cas. Le Wow Effect pour ma part n’eut lieu que sur Fuel et Low Man’s Lyric. Réellement je veux dire. Allez, Devil’s Dance si vous voulez (et Bad Seed car je suis passé aux aveux tout à l’heure) aussi. Tout ne me dégoûte pas non plus, mais dans l’ensemble il s’agit d’un album qui est très très loin d’être inoubliable.

Ceci met en lumière un autre question dont on parlera peut-être un jour : A la suite de ca, Metallica eut une période étrange faite de compilations, de live (S&M avec l’Orchestre Symphonique de San Francisco, est à écouter de toute urgence si ce n’est pas fait. L’orchestre amène un souffle à des morceaux qui, déjà puissants pour la plupart, ne semblaient attendre que ça pour rugir à nouveau), fit un album encore plus étrange (St Anger qui ne bénéficie pas non plus d’une grosse côte de popularité auprès des fans) puis retourna plus ou moins vers son style de prédilection, le Thrash, teinté d’autres influences. Donc pas non plus un retour à Kill’em All ou Master Of Puppets.

Si avec Death Magnetic et Hardwired Metallica renoua avec un gros succès commercial, dites vous bien une chose : le groupe s’est remis une barrière qu’il avait sauté avec Load. Peu importe que l’album ne fût pas une incontestable réussite. Metallica avait évolué. Vraiment. Et le changement fait partie de l’évolution. Je suis peut-être le seul, mais j’aurai vraiment aimé voir si, avec le temps, ils auraient pu réussir à maîtriser leur nouveau son. Sans tomber dans la Pop mièvre, bien sûr. Et vous ? Qu’auriez vous préféré ?

Mais ceci est une branche de leur histoire que nous ne connaitrons jamais et eux non plus.

 

Merci à vous d’avoir lu tout ca. Encore une fois, il ne s’agit que de mon avis que je partage avec vous. Si écouter Reload vous procure du plaisir, tant mieux. Il existe pour ca aussi.

A très bientôt pour un nouveau dossier !
Le Zeekologue.

Faut-il réhabiliter Load et Reload de Metallica ? 1/2

Faut-il réhabiliter Load et Reload de Metallica ? 1/2

Load et Reload, Metallica. La suite du Black Album, l’un des albums les plus vendus de tous les temps. En 1996, le premier volume, Load donc, atterrissait dans les bacs. Pour une partie du public de Metallica, le choc fut plutôt brutal. Déjà décontenancés par le semi-virage musical pratiqué sur l’Album Noir, les fans virent le groupe opérer un changement encore plus radical. Morceaux influencés par le rock alternatif, la country, collaboration avec Marianne Faithfull, les réactions qui suivirent furent diverses et variées, allant de la déception au mitigé. On va être clair : au moment de sa sortie Load fut loin de faire l’unanimité, que ce soit parmi le public ou la critique. Au delà du changement musical, il y avait en plus un apparent manque d’inspiration.

Un an plus tard, Reload faisait son apparition. Considéré comme à peine supérieur à son prédécesseur, le disque peine à convaincre totalement lui aussi. Morceaux inégaux, traînant en longueur, même s’il en ressort quelques bonnes idées par-ci par-là, l’album ressemble à une collection à peine meilleure qu’un assemblage de chutes de studio. Pourtant pensé comme un double album, certains avancèrent qu’il aurait mieux valu laisser de côté certaines chansons et rassembler les meilleures afin de ne sortir qu’un seul album plus solide et compact.

Plus de vingt ans après leur sortie, ces albums ne sont toujours pas remontés dans l’estime des « puristes ». Mais méritent-ils vraiment cette colère ? C’est ce que je vais tenter d’explorer et ainsi vous livrer mon avis sur cette période de la carrière de l’un des plus grands groupes de Métal au monde. Je précise à toutes fins utiles qu’il n’agira pas spécialement d’une critique objective et que l’avis qui sera reflété ici n’engage que moi. Maintenant que c’est dit, let’s go.

La surprise

Load fut précédé par la campagne de communication habituelle relative à toute sortie de nouvel album d’un groupe de l’importance de Metallica et la première chose qui choqua les fans, en dehors de la musique, fut le look du groupe. Pris en photos par Anton Corbijn, célèbre entre autres pour ses travaux avec Depeche Mode, ils montraient un visage à l’opposé du groupe 100% Heavy Metal typique. Cheveux courts pour tout le monde, costume de loulou cubain pour Kirk Hammett, rimel (!), l’image qu’imposa le combo à ce moment trancha littéralement avec ces chevelus qui jouaient une musique lourde, rapide et puissante quelques années auparavant. Les premières dents commencèrent à grincer, et ce n’était pas fini…

Le 21 Mai 1996, le single Until It Sleeps déboula sur les ondes radio. Il confirma les craintes qui circulaient parmi les fans. Metallica avait changé. 

Until It Sleeps n’avait rien d’un Enter Sandman, encore moins d’un One ou d’un Creeping Death. Le morceau, tout en retenue, fonctionnait en douceur sur les couplets puis prenait une tournure plus Hard Rock sur ses refrains. Mais ce n’était en aucun cas comparable à un Sad But True ou même The Unforgiven qui, même s’il s’agissait d’une ballade, bénéficiait d’un solo énergique. Mais là ou the Unforgiven pouvait faire office de surprise inspirée sur le Black Album, Until It Sleeps n’avait pas, selon certains, ni l’effet de surprise, ni l’inspiration pouvant susciter l’intérêt. Il s’agissait donc d’une déception.

La découverte de Load

Cette déception s’accentua encore à la sortie de l’album le 04 Juin 1996. Le public se demandait si il y aurait des choses à sauver sur ce disque et c’est là que mon point de vue diverge avec l’avis de la plupart. Autant être clair d’entrée: Load ne figure pas parmi les albums que je classerai dans mes favoris du groupe. Les quatre premiers sont intouchables, et dans un autre genre, le Black Album aussi. Les derniers albums en date du groupe lui sont également supérieurs en terme d’inspiration. Mais s’agit-il d’un opus aussi exécrable que ce que les gens ont bien voulu le dire à sa sortie ?

Pour moi, non. C’est un album certes imparfait et pas à la hauteur de l’attente générée. Mais il y a des choses recommandables dessus si on ouvre un peu ses oreilles et que l’on prenne l’écoute différemment.

Premier point: déjà, oublions l’album précédent. De son propre aveu, le groupe en est venu à l’Album Noir parce qu’ils en avaient assez des morceaux compliqués à rallonge. Et si on aurait tous voulu un autre Master Of Puppets ou And Justice For All, il en fut autrement. Probablement dès la fin de l’enregistrement ou de la tournée de AJFA.

Second point: les gens ont crié un peu vite à la trahison. Les groupes que nous aimons ne nous appartiennent pas. On pense parfois le contraire car ils sortent des albums qui nous accompagnent, mais il n’en est rien. Et avant de hurler avec les loups, il faut se rappeler une chose. La toute première incursion d’une ballade dans un album de Metallica n’est ni The Unforgiven, ni Nothing Else Matters. A mon sens, il s’agit de Fade To Black sur Ride The Lightning. C’est elle qui montra le premier signe d’un changement dans le champ des possibilités du combo. La différence majeure se situe une nouvelle fois dans le fait qu’il s’agissait d’un morceau probablement inattendu, et dix fois plus inspiré que le morceau le plus inspiré de Load. Mais les ballades n’étaient pas nouvelles pour le groupe.

Metallica - Load - Tous droits réservés
Metallica – Load – Tous droits réservés

Les morceaux

Revenons à nos moutons et considérons donc notre sujet. Lorsque l’on pose le CD sur la platine, un riff puissant ouvre l’album. C’est celui d’Ain’t My Bitch. Si on peut lui prêter les meilleurs intentions du monde, on constate aussi qu’il n’a rien de véritablement transcendant. C’est un morceau heavy- rock plaisant, efficace, mais sans plus. 2X4 qui poursuit les hostilités fut joué pour la toute première fois en live à Donington en 1995 et réussi à soulever un certain enthousiasme ce jour là. Le rythme est entraînant, le morceau suffisamment heavy pour que l’on se dise « Ah tout n’est peut-être pas perdu ! » A ce jour, il m’arrive encore d’écouter ce titre et je pense également qu’il devrait réintégrer la setlist live à l’occasion. Une des meilleures chansons de cet opus. King Nothing poursuit avec des intentions semblables et la même réussite. Le titre est parfois ressorti du placard, assez rarement, et c’est relativement dommage. Je ne reviendrai pas sur Until It Sleeps, j’enchaîne donc avec The House That Jack Built. Le morceau évoque un Alice In Chains light. Nous sommes alors en pleine vague grunge et James Hetfield confia souvent être un grand fan du groupe de Jerry Cantrell et cie. J’ai la même impression qu’avec Ain’t My Bitch. Le morceau est sympathique mais n’a rien d’absolument immanquable, comme si le groupe avait un peu loupé le coche.

En revanche pour le coup, la chanson suivante est une véritable bonne surprise. Hero Of The Day est un très beau titre, presque Pop. Et là on peut se mettre à rêver de ce qu’aurait pu être Load avec des chansons un peu plus abouties comme celle-ci. Pour moi, il s’agit du titre le plus représentatif des intentions de Metallica avec cet album. Très bien équilibré entre calme et énergie, il réussit à monter en puissance progressivement, explose puis redescend comme si de rien n’était. S’ils ne devaient rejouer qu’un titre de Load live, ce serait celui là.

La suite de l’album est un petit peu plus problématique. Les morceaux suivants prennent le relais: Bleeding Me, Cure, Poor Twisted Me, Wasting My Hate et Mama SaidMe concernant, seules Cure et Mama Said surnagent. Si musicalement parlant, je préfère écouter Wasting My Hate, il faut souligner quelque chose qui me semble important: la présence d’un titre avec des influences aussi assumées que Mama Said, qui donne complètement dans la ballade Country, est lui aussi révélateur de l’ouverture que Metallica souhaitait donner au disque. Que l’on aime ou pas, ils ont eu les couilles de le mettre dans la tracklist et de le sortir en single. Mais là encore, la seule réaction qu’a eu la majorité de leur audience fut l’incompréhension. A sa décharge on peut comprendre que ce titre, aussi hors de propos quant au reste de l’album entier, ait pu provoquer le rejet.

Thorn Within, Ronnie et Outlaw Torn ferment l’album. De ces trois morceaux, il n’y a qu’Outlaw Torn qui me semble intéressant. Thorn Within est très, trop, classique et me fait l’effet d’un titre de remplissage. Ronnie part sur des terres Rock sudiste bluesy, et s’il apparait lors des toutes premières écoutes comme attirant, il est en fait relativement plat et tourne très vite en rond. Outlaw Torn quant à lui, est surprenant. Frôlant les dix minutes, il s’agit du plus long titre de Load. Il s’agit d’une longue jam étiolée contenant de longues envolées de solos stridents, installe une ambiance sombre et lourde, concluant le disque sur une note malsaine. Ce titre aurait pu être monumental selon moi, s’il avait été plus condensé et mieux maitrisé. Au final, il perd de sa force et on se retrouve une fois de plus à imaginer ce qu’aurait pu être la chanson en gardant la stridence des solos mêlée à cette ambiance pesante. Il n’est toutefois pas mauvais en soi, simplement il laisse partir des bribes d’idées et de riffs éparpillés sur la durée.

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Pour conclure, je crois que vous l’aurez compris, Load n’est pas exactement l’énorme successeur au Black Album que les foules attendaient. Trop différent, pas assez cadré, il laissa pas mal de monde sur le carreau.

Pourtant regardons à nouveau les choses sous un autre aspect. Sa diversité d’idées, même si elles ne sont pas assez abouties pour certaines, est très intriguante. Elle montre un groupe soucieux de proposer quelque chose de frais, aux antipodes de ce que l’on pouvait en attendre. Au risque de dérouter les gens, en particulier les fans de la première heure. Déjà accusés d’être des vendus après le succès planétaire de l’Album Noir, Load ne fit rien pour arranger cela. Néanmoins, la première moitié du disque est bonne, assez énergique, sans être non plus fantastique. Et la seconde propose des choses intéressantes, mais pas assez abouties pour la plupart.

Ce n’est au final pas la présence d’idées qu’elles qu’elles soient qui est gênante mais leur gestion. Load est un disque qui partait avec les meilleures intentions du monde et qui s’est perdu en chemin. Il en reste un album curieusement écoutable, qui demande quelques écoutes avant d’être appréhendé et de pouvoir faire le tri dans ce qui nous plait ou pas.

A la suite de ça, les fans espérèrent un album supérieur dès l’annonce de Reload, la seconde partie de ce qui aurait dû être un double album. Mais qu’en fut-il réellement ? Metallica allait-il réussir à regagner la confiance de leur public ou s’enfoncer un peu plus ?

Réponse bientôt dans la deuxième partie de ce dossier consacré à Load et Reload.