HELLRIPPER THE AFFAIR OF THE POISONS

Hellripper - The Affairs Of the Poisons - Tous droits réservés
Hellripper – The Affairs Of the Poisons – Tous droits réservés

Hellripper reviennent avec The Affair Of The Poisons ! Le groupe mené par James McBain est de retour afin de nous administrer la dose salvatrice de Speed Thrash Metal dont notre monde a bien besoin actuellement. Et pour ces musiciens dépassant allègrement le mur du son, rien ne vaut le bon vieux riff made in 1983. Retour vers le futur ?

Hellripper – The Affairs Of the Poisons – La chronique

HELLRIPPER, avant de commencer cette review de The Affair Of the Poisons, apparut pour la première fois en 2014, mené par James McBain. On dit que les Ecossais peuvent donner dans l’avarice, pourtant le groupe basé dans les Highlands n’a pas la réputation de retenir ses morceaux ultra rapides. Influencés par Motörhead, Venom, Kreator ou les premiers disques de Metallica, il faut donc s’attendre à un déluge de titres hautement énergiques. Depuis sa première démo, HELLRIPPER fait feu de tout bois et ne relâche aucun prisonnier. Afin de présenter le dernier album aux nouveaux arrivants, laissons la parole à James McBain:

« The Affair of the Poisons contient le mélange de thrash / black / speed metal et punk pour lequel HELLRIPPER est devenu connu, mais cette fois, je pense que le résultat final sonne plus cohérent. Certaines pistes ont un aspect plus simple tandis que d’autres contiennent des rebondissements et des parties nouvelles pour le son HELLRIPPER. Comme toujours, tout le processus d’écriture et d’enregistrement a été réalisé à la maison par moi-même. Plus quelques amis qui ont apporté des voix supplémentaires ainsi que des parties de guitare principale. L’album, mixé par moi-même et masterisé par Brad Boatright chez Audiosiege résulte d’un travail incroyable.« 

Briser le mur du son

Et bon dieu qu’il a raison. Tout au long des pistes de The Affair Of The Poisons, les chansons brillent par leur sauvagerie et leur exécution ô combien jouissive. HELLRIPPER donne le ton d’entrée de jeu avec le morceau éponyme. L’on constatera que la force de frappe des Ecossais reste donc intacte. Et dire que cela ne fait que quelques années seulement qu’ HELLRIPPER existe, et puis seulement après une démo, un EP, quelques splits et un album seulement, ils arrivent à tirer la quintessence de leur mixture sonique sans peine.

Néanmoins, les influences citées plus haut sont immédiatement reconnaissables. Mais si effectivement les coupables sont aisément identifiables, nous restons dans l’inspiration parfaitement digérée. Des chansons comme Vampire’s Grave, The Hanging Tree ressortent comme de véritables tornades balayant tout sur leur passage. Blood Orgy of the She-Devils ou encore Beyond the Convent Walls témoignent de la volonté de chaque instant de HELLRIPPER de briser les nuques des derniers résistants. L’énorme Savage Blasphemy quant à lui, finira de convaincre les sceptiques à grands coups de rythmique déchaînée et de solo façon lame de rasoir. Le propos est bref, direct, ne fait pas dans la demi-mesure.

En conclusion

Nous terminerons cette review en faisant plus que recommander ce The Affair Of The Poisons par HELLRIPPER. Si vous aimez une certaine époque dans le Metal, où la rapidité régnait en maître, alors vous serez servis. Allant directement à l’essentiel, sans fioritures, le projet de James McBain (rappelons que s’il sait s’entourer, il s’agit surtout du groupe d’un seul homme) reste absolument dévastateur de A à Z. L’esprit originel Black/Speed/Thrash Metal reste présent au travers de ces 8 titres extrêmement convaincants. Avec également en prime un léger swag Rock N’Roll pas dégueulasse du tout. Ca ou une beigne dans la tronche, c’est pareil.

Donc qu’attends tu mon ami ? Mets ton plus beau cuir, fais le signe des cornes avec ta main, appuie sur play et headbangue comme un malade !

Fortement conseillé aux fans de Hellsword, Midnight ou encore Toxic Holocaust. Et les autres, bien entendu.

TRACKLIST:


1. The Affair Of The Poisons
2. Spectres Of The Blood Moon Sabbath
3. Vampire`s Grave
4. Beyond The Convent Walls
5. Savage Blasphemy
6. Hexennachtm
7. Blood Orgy Of The She-Devils
8. The Hanging Tree

HELLRIPPER ONLINE: Facebook | Twitter | Instagram | Bandcamp | Site Officiel |

HELLRIPPER, THE AFFAIR OF THE POISONS disponible le 09 Octobre 2020 via Peaceville Records

DEFTONES OHMS

Deftones - Ohms - Tous droits réservés
Deftones – Ohms – Tous droits réservés

Deftones est de retour avec Ohms, un nouvel album de 10 titres. Après le réussi Gore en 2016, le groupe de Sacramento continue sur sa lancée avec une excellente sortie.

Pour commencer cette review du dernier DEFTONES, Ohms, nul besoin de revenir sur le caractère extrêmement talentueux du groupe. Mais pour les nouveaux venus, il convient toutefois de faire un rapide état des lieux.

Dès leurs débuts en 1995 avec Adrenaline, les Californiens démontrèrent un potentiel tout à fait étonnant. Adrenaline fait toujours partie de mes albums favoris à ce jour, même si il montre maintenant surtout un combo à l’état embryonnaire en pleine ère Nu Metal .

Puis vint Around The Fur en 1997. Comportant des titres majeurs tels que Be Quiet and Drive (Far Away),
My Own Summer (Shove It), Headup en compagnie de Max Cavalera de Sepultura/Soulfly, Around The Fur fut un grand pas en avant dans leur carrière.

Mais ce ne fut rien en comparaison de White Pony. Ce dernier rompit les ponts avec le mouvement Néo Metal de façon claire, dévoilant des motivations beaucoup plus personnelles. DEFTONES acquit alors ses galons de groupe avec une identité propre. Ce que ne firent que confirmer par la suite des albums comme le plus « expérimental » Saturday Night Wrist, Diamond Eyes, Koi No Yokan ou bien Gore. Sur un lit de riffs Metal, DEFTONES se plaît à tisser des morceaux aux atmosphères globalement mélancoliques, aériennes, ou plus dures avec des influences allant du Hardcore en passant par The Cure entre beaucoup d’autres. Tout ceci nous conduit donc à Ohms, neuvième disque d’une déjà longue et talentueuse carrière.

Deftones, des Ohms forts

Ohms commence calmement sur quelques notes de guitare et de synthé afin d’introduire Genesis le premier titre. Chino Moreno, le chanteur, avait prévenu. Ce nouvel effort allait être l’un des plus heavy de DEFTONES. Et le bougre n’avait pas menti. La structure principale est monumentale, écrasante. Le groupe nous replace immédiatement en terrain connu. Et Moreno d’y aller d’une voix hurlée ou plus calme. Une structure faisant partie de la signature du groupe et que l’on trouvera ailleurs sur Ohms. Des morceaux comme Genesis ou Radiant City possèdent cette force de frappe. Les Californiens n’oublient pas de nous montrer pourquoi nous les chérissons. Il n’y a pas que des démonstrations de force pure, comme le prouvent des morceaux à l’instar de la chanson éponyme. L’alliance entre vocaux déchirants et riffs monstrueux fait toujours partie de leur ADN.

L’un des gros atouts de ce disque est également de nous rappeler autre chose. Abe Cunningham est un très bon batteur et son « swing » a toujours beaucoup amené aux compos. C’est lui qui dynamite l’ensemble tout en ancrant les chansons au sol. Voilà un type qui a un vrai sens du rythme dans le style. Stephen Carpenter renifle avec toujours autant de goût les bons coups pour ce qui est d’enfoncer d’excellents riffs dans votre tête. Il passe des mélodies brutales aux instants plus doux avec facilité. De manière plus générale, DEFTONES reste cette unité compacte capable d’alourdir follement un titre mais aussi de le catapulter vers les étoiles.

Un nouvel album ohmnipotent ?

Je parlais plus haut des ambiances alternées dans un album des DEFTONES. L’une des réussites à ce niveau dans Ohms s’appelle The Spell of Mathematics. Un titre bouillonnant qui reflète parfaitement le rollercoaster sonore auquel nous a habitué le groupe depuis longtemps, mais dont la recette n’a pas pris une ride. Avec un riff monumental de puissance, son refrain lancinant et son final tout en délicatesse, qui pose les choses petit à petit puis se terminant sur des claquements de doigts ainsi que sur une basse en rondeur (merci Sergio Vega), nous tenons ici un futur classique. Je l’espère en tout cas. Car The Spell of Mathematics devrait causer quelques dégâts en concert (mais oui, vous verrez, les concerts reviendront un jour !).

Urantia est d’ailleurs du même acabit, bien que plus mélodique globalement. Saupoudré de quelques effets electro par ci par là, il met l’accent sur la facette plus accessible de DEFTONES. Les guitares rugissent néanmoins, mais s’effacent pour laisser Moreno s’exprimer avec grâce. L’on retrouvera cet angle pendant Headless, bon mélange d’instants éthérés et de lourdeur instrumentale.

En conclusion

Pour achever cette review, je dirai que DEFTONES poursuit avec Ohms son chemin. Bien entendu, nous aimerions les croiser plus souvent mais contrairement à d’autres, si le groupe prend son temps pour enregistrer quelque chose, l’attente est rarement décevante. Une fois de plus, nous avons la preuve qu’ils n’utilisent pas ces longues années entre leurs albums pour faire n’importe quoi.

Ce qui me permet d’ajouter combien DEFTONES arrive encore, à se montrer particulièrement brillant. Le groupe ne se réinventera pas vraiment mais sort une synthèse par petites touches de tout ce qui fait leur carrière. Ohms est un bon disque rempli de morceaux de bravoure immédiats. Un bien bel effort à mettre à leur crédit avec ces 10 titres allant droit au but, sans fioritures. En cela nous saluerons aussi Terry Date, pour un mixage studio efficace.

Ce genre de régularité dans la réussite doit être mise en avant, surtout de nos jours.

Tracklist

1°) Genesis
2°) Ceremony
3°) Urantia
4°) Error
5°) The Spell of Mathematics
6°) Pompeji
7°) This Link is Dead
8°) Radiant City
9°) Headless
10°) Ohms

Deftones Online: Site | Facebook | Instagram | Twitter

Review de l’album Deftones – OHMS réalisée à partir d’un exemplaire physique, acheté par nos soins.

PASSION UNDER THE COVERS

PASSION UNDER THE COVERS

PASSION NOUS REVIENT AVEC UNDER THE COVERS, UN EP DE REPRISES, QUELQUES MOIS SEULEMENT APRES LA SORTIE DE LEUR PREMIER ALBUM ÉPONYME DONT NOUS VOUS AVIONS DÉJA PARLÉ EN DÉBUT D’ANNÉE. LES ANGLAIS ONT-ILS TOUJOURS LA FLAMME SACRÉE ? C’EST CE QUE NOUS ALLONS VOIR IMMÉDIATEMENT. BIENVENUE DANS CETTE NOUVELLE CHRONIQUE !

Welcome to the 80’s

Tout d’abord, reprécisons les choses avant de débuter cette review du Under The Covers de PASSION. En Janvier, le groupe mené par Lion Ravarez nous avait plus qu’agréablement surpris avec un premier opus très convaincant. Le mélange AOR/ Heavy Rock avait fonctionné au-delà de nos espérances. Des morceaux comme Intensity, She Bites Hard, ou également Too Bad For Baby avaient démontré un potentiel de frappe réel.

Nous étions revenus à la grande époque du Rock 80’s, gorgé de riffs ravageurs et de refrains entêtants. Et avant que nous allions plus en avant, il est important de parler de ce que PASSION avait essayé de faire. Un disque de Rock, fier, couillu, et dans une certaine mesure, simple. Un bon riff, un gros refrain, et hop on emballe.

Deuxièmement, nous arrivons donc en ce déjà très chaud mois de Juin et Under The Covers ne fera rien pour faire baisser la température, loin de là. Le combo Britannique décide de nous montrer de quel bois il se chauffe encore, en dévoilant quatre titres de groupes qui l’ont influencé. Et pas des moindres puisque l’on y retrouve Van Halen, Ratt, Winger et Slaughter. Alléchant hein ?

Passion sous les couvertures

Attendu que PASSION avec Under The Covers s’attaque à quatre gros morceaux, la critique risquait de tourner en leur défaveur. Que nenni ! Le premier titre, Poundcake, interprété par Van Halen à la base (doit-on présenter Van Halen ?) donnera le ton et fera les présentations. PASSION rend hommage au morceau en respectant sa dynamique originale et Lion Ravarez, très à l’aise dans un registre vocal que l’on croirait taillé pour lui, réussit à insuffler toute l’énergie de l’original chanté par Sammy Hagar. Chance Vanderlain aux guitares n’aura également pas à rougir de la comparaison avec le titan de la six cordes Eddie Van Halen. Une excellente introduction.

Passons ensuite au deuxième titre, Up All Night, initialement par Slaughter. Mélodique et ultra accrocheuse, la chanson reste dans le ton de ce que PASSION fait de mieux. Du big Rock entraînant, au moyen de ce refrain imparable que le combo restitue à la perfection avec une énergie d’en découdre communicatrice. Notons que la version de PASSION se situe tout de même un léger cran au dessus en terme de rendu, donnant ainsi à la chanson une saveur supplémentaire.

Aimer PASSION est un beau boulot

Découvrons encore un peu plus ce Under The Covers avec la reprise du Loving You Is A Dirty Job de Ratt. Le titre compte parmi l’un de mes favoris de cette époque, j’étais donc plutôt impatient d’entendre ce que PASSION en avait fait. Pour l’approche, on constatera que Ratt a du avoir peut-être la plus grosse influence sur les Anglais. Les mélodies, l’attaque des refrains… Tout, ou presque tout, se situe ici. On ne s’étonnera donc pas de voir que la reprise arrive à la hauteur de l’originale, et facilement.

Easy Come Easy Go de Winger fermera le EP avec classe. Avec un côté plus Heavy que celle de leurs auteurs, la chanson se permet le luxe de la dépasser. Plus de muscle, plus de conviction (pour ma part), il s’agit d’un travail de restauration apprécié. PASSION réussit à redonner des couleurs à un titre que je trouvais au départ représentatif de son temps, mais aussi quelque peu banal. Autant dire que j’ai redécouvert ce titre. Un bon point final à l’ensemble, donc.

En résumé

Under The Covers de PASSION se situe dans le haut du panier des albums de reprises. Un exercice pas si facile que ça, où il faut rendre hommage aux morceaux originaux tout en y ajoutant sa propre griffe. Et PASSION fait exactement cela. Sans dénaturer les chansons dont il s’inspire, le groupe leur donne un second souffle et se les approprie complètement.

Le combo nous fait apercevoir ses influences et fera sûrement découvrir aux plus jeunes fans du groupe des artistes qui le méritent. C’est également à cela que sert ce type d’album.

Quoiqu’il en soit, en attendant un nouvel effort de matériel original, Under The Covers continue d’entretenir la réputation du groupe et servira sans doute à passer d’excellents moments cet été, voire plus.

Bien joué les gars !

Pour aller plus loin:


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ABYSMAL DAWN PHYLOGENESIS

ABYSMAL DAWN PHYLOGENESIS – Pär Olofsson -Tous droits réservés
ABYSMAL DAWN PHYLOGENESIS – Pär Olofsson -Tous droits réservés

Bonjour à toutes et à tous ! En ces temps de confinement planétaire, une chose rassure: La bonne musique parvient toujours à se frayer un chemin. Et avec un plaisir certain, nous allons causer Death Metal, le vrai, le bon, celui qui tâche ! Laissez vous donc embarquer dans une autre chronique du Zeekologue avec cette petite bombe qui nous vient tout droit de l’ensoleillée Los Angeles !

la review du dernier Abysmal Dawn Phylogenesis peut commencer !

Le groupe vit la lumière du jour en 2003, et dès le départ démontra une attirance pour le old school Death Metal avec cependant une approche plus atmosphérique et mélodique propre aux combos de cette époque. Leur première déclaration d’intention, une démo de 3 titres sortie à l’hiver 2004 suscita un vif intérêt au sein de la communauté du Death underground. Nos Death Metalleux montèrent sur scène aux côtés de prestigieuses têtes d’affiche telles que HATE ETERNAL, ABORTED, et bien d’autres. Avec ‘From Ashes‘ (2006), ABYSMAL DAWN explosa immédiatement et obtint une reconnaissance internationale. Une tournée en compagnie de SIX FEET UNDER et DECAPITATED suivit.

ABYSMAL DAWN eut par la suite quelques réorganisations dans son line-up, qui laissèrent Charles Elliott en tant que seul membre originel. Plus tard, un tout nouveau groupe investit le studio en Août 2010 afin d’enregistrer ‘Leveling the Plane of Existence‘, mixé et masterisé par Erik Rutan (CANNIBAL CORPSE, HATE ETERNAL). Le disque sortit l’année suivante. Une tournée avec CANNIBAL CORPSE et EXHUMED propagea la bonne parole et augmenta encore la fan base du combo.
Par la suite, ABYSMAL DAWN commença à explorer le côté technique de leur son, une facette que l’album ‘Obsolescence‘ (2014) emmena encore plus loin. Plus diversifiés que jamais, les Californiens partirent en Europe supporter DEATH TO ALL et LOUDBLAST en 2015. Les US eurent droit à une série de concerts de haut niveau avec ces nouvelles étoiles montantes ainsi qu’avec CANNIBAL CORPSE, OBITUARY, CRYPTOPSY.

Revigoré par ce tout nouveau line-up, le quartet qui entoure Charles Elliott se prépare désormais à envahir le monde en publiant Phylogenesis !


Plongée dans les abysses

Alors, on va être clair tout de suite. Avec Phylogenesis, ABYSMAL DAWN met la barre assez haut. En outre, dès l’entame de l’album avec Mundane Exist et The Path of the Totalitarian, toutes les deux bien sauvages, il ne fait pas l’ombre d’un doute que les titres présents vont pulvériser tout espoir de résistance. Si vous vouliez du Death Metal qui mélange brutalité, technique et virulence… Ne cherchez pas plus loin. Il y a effectivement ce mélange entre saveurs old school dévastatrices et rapidité d’exécution. Ce que démontrera une chanson comme Hedonistic, mêlant habilement une courte mais lourde intro, des couplets au tempo saccadé soutenus par la batterie métronomique de James Coppolino.

A Speck in The Fabric of Eternity reflète la frénésie qui illumine ce Phylogenesis. La même qu’ ABYSMAL DAWN puise dans notre folie quotidienne et ordinaire. « 90-day profits have made us sick » grogne Elliott. Comment lui donner tort, au vu de ce qu’il se passe dans le monde de nos jours ? Le pilonnage instrumental du morceau est sans faille. Sans remord. Coerced Evolution s’attaque à notre pratique de la technologie. Et donc quel meilleur titre pour mettre en valeur le visage la maîtrise instrumentale qui caractérise les Angelinos ? Tout d’abord mid-tempo, la chanson progressera vers un rythme plus rapide, pour se finir à un train d’enfer. Ici également, notons les propos acerbes du chanteur (propos qui servent de thématique à tout le disque en vérité) sur notre habitude à mélanger vitesse et précipitation dans la quête d’un « monde meilleur ». La technologie nous sert-elle ou bien nous asservit-elle ?

Une nation malade

Pas le temps de souffler puisque True to the Blind tacle directement à la gorge. De nouveau un morceau furax au cours de cette review du Phylogenesis d’Abysmal Dawn. Cette fois, il s’agit de parler de certains médias. Leur manipulation, la monétisation de l’information au profit du mensonge. En outre, il faut parler de la prestation des guitares. Rythmiquement impeccables, ou bien capables de lacérer les tympans avec des envolées tonitruantes, elles mettent en relief toute la hargne des textes. ABYSMAL DAWN a de la rage à revendre contre l’époque et le fait savoir.

Le plus Heavy Soul-Sick Nation rendra compte de l’état, si ce n’est du monde, mais au moins de leur pays. Une descente dans les décombres d’une société partagée entre le laisser-aller et l’envie de changement immédiat. Voire de révolte. Véritable rouleau-compresseur musical, Soul-Sick Nation laminera les dernières questions que l’on pourrait se poser avec des arguments sonores difficiles à contester. Festival de riffs, avec un sens certain du groove néanmoins, la chanson se place parmi les meilleures du disque.

Abysmal Dawn & Death

Enfin, terminons cette review avec les deux derniers titres. The Lament Configuration tout d’abord, parlera des victimes de ce monde. Et comme si cela ne suffisait pas, en particulier de celles et ceux qui ne cherchent plus la lumière au bout du tunnel. Ceux pour qui le désespoir est devenu la norme. « The morbid fantasies, The self-inflicted torment, You long for agony just to feel alive, You want this pain to never stop » assènera le groupe. Le titre nous gratifiera d’un superbe solo mélodique jusqu’à sa presque fin. Une chanson à mon sens importante, pleine de vérité. Globalement, le morceau se montre irréprochable dans sa structure, quant à l’interprétation elle aussi se veut à la hauteur des ambitions d’ ABYSMAL DAWN. Purement dévastateur.

Une dernière preuve de goût ? Phylogenesis se conclut sur Flattening Of Emotions, une reprise de DEATH, le groupe de feu Chuck Schuldiner, légende du genre musical Death, parti bien trop tôt. La cover rend un bel hommage à l’original, tout en y ajoutant la patte sonore dont est coutumier ABYSMAL DAWN. D’ailleurs, si vous ne connaissez pas DEATH, nous avons consacré un petit article à l’album Spiritual Healing qui a fêté ses 30 ans il y a quelques temps.

En écoutant le morceau, on voit immédiatement la filiation entre les deux combos. ABYSMAL DAWN a su retenir dans son ADN certaines graines que Schuldiner semait à son époque. Des morceaux brutaux, mais pas que, un intérêt pour les mélodies sous une couche de riffs hardcores, des paroles traitant de l’horreur. Pas celle des films de science-fiction, mais l’horreur quotidienne, bien réelle. De fait, Flattening Of Emotions s’intègre très bien au reste du disque sans que cela ne dénature le matériel original.

ABYSMAL DAWN – PHYLOGENESIS REVIEW, en conclusion

ABYSMAL DAWN, avec Phylogenesis et dans cette review, sort le grand jeu. Un compte rendu sur l’état du monde et de sa population. Sans pour autant taxer le groupe de « politisé », le discours tenu dans l’album est important. Presque sensible, au sens dramatique du terme. Néanmoins, ils ne tombent jamais dans une espèce d’auto-parodie. Il s’agit simplement d’un ressenti, rendu puissance 1000.

Avec assez d’intentions pour détruire tout ce qui corrompt cette planète, et à défaut de soulever les montagnes, souhaitons que Phylogenesis rassemble les foules autour de lui. Les qualités présentes (excellence dans le jeu en premier) montrent bien que l’intention sert le propos. Nous avons là un disque auquel tout fan de Death Metal devrait jeter une oreille et accorder son attention.

Plus que conseillé !

Abysmal Dawn:
Charles Elliott – lead guitare / guitare rythmique, voix, « paysages sonores »
Eliseo Garcia – basse, voix additionnelles
James Coppolino – batterie
Vito Petroni – lead guitare

ABYSMAL DAWNPhylogenesis, dispo le 17/04/2020 via Season Of Mist

Pour aller plus loin

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GOD DAMN – GOD DAMN Album Review

GOD DAMN Album Review-Tous droits réservés
GOD DAMN Album Review-Tous droits réservés

L’Angleterre a toujours été une terre fertile pour le rock sous toutes ses formes. Aujourd’hui encore, elle donne des groupes talentueux à l’image de GOD DAMN sur le cas duquel nous nous penchons pour cette review !

Bonjour à toutes et à tous, nous allons donc parler du groupe GOD DAMN dans cette review de leur nouvel album. Le combo se forme en 2010 et nous vient en ligne directe de Wolverhampton. Les Anglais citent des artistes tels que The Melvins, Pixies, Black Sabbath, Jesus & Mary Chain, The Eighties Matchbox B-Line Disaster, Eagles Of Death Metal, ColdRice, Electric Wizard, Smashing Pumpkins, ou encore The Mars Volta comme influences. Des hommes de goût, assurément.

Fort de 3 albums (Démonstration en 2012, Vultures en 2015, Everything Ever en 2016 ) ainsi que 2 EP (I’m a Lazer, You’re a Radar en 2013 puis Heavy Money la même année), GOD DAMN a publié en Février 2020 son nouvel album au titre éponyme. C’est avec ces cartes en main que nous pouvons commencer cette chronique, qui, comme vous allez le voir, se place sous le signe d’un Rock agité. Pour notre plus grand bonheur, bien évidemment.

GOD DAMN- GOD DAMN, la review

Tout d’abord, l’opus s’ouvre sur le survolté Dreamers, son rythme en béton, son chant chaleureux, son dynamisme fulgurant. De plus, l’auditeur qui connaît son Rock sur le bout des doigts se retrouvera en terrain connu. Je citais plus haut quelques influences que possède le groupe et en fait, loin d’être grossièrement régurgitées, GOD DAMN les a parfaitement assimilées. Leur son ressemble à un mélange explosif de Rock Alternatif 90’s ainsi que de Métal saupoudré d’une petite touche de Grunge.

Mais loin de se cantonner à faire revivre le passé, nos nouveaux Anglais favoris s’attachent également à confectionner des morceaux dont l’immédiateté ne fait aucun doute. Pour prendre un autre exemple, High Frequency Words et ses « Woo-Woo !! » vicieusement placés en embuscade derrière un impeccable refrain et un riff vigoureux, s’attaqueront à vos oreilles. Ils ne les lâcheront plus, autant vous prévenir. Un titre plus mélodique mais non moins efficace. Par la suite, l’énorme Hi Ho Zero arrivera à point nommé pour sonner quelques cloches et s’imprimer rapidement dans votre cerveau. Il y a un sens de l’accroche très clair chez GOD DAMN, c’est une évidence.

Ca claque sévèrement, dis donc !

Loin de calmer les ardeurs, Whip The Crack posera faussement le rythme. Au début.
Whip The Crack est le genre de morceau entraînant et Heavy à la fois. Également furieux, il donnera après quelques secondes l’envie de danser sur place en cherchant un collègue de pogo. Thom, le chanteur, y fait d’ailleurs un travail remarquable, alternant entre un chant clair et des parties hurlées. Le titre conserve néanmoins une ligne mélodique tout à fait appréciable. Un peu dans la même veine, We Are One entretiendra ce type d’ambiance, mais construite différemment. Début  » paisible » puis lente montée vers les cimes d’un riff saturé menant à une courte accalmie, et ensuite au vertige au milieu du morceau.

Les choses prennent une autre tournure dans cette review de GOD DAMN avec Palm Of Sand. Apôtre du versant lourd du combo de Wolverhampton, la chanson déverse sa demi tonne réglementaire de Metal en fusion. En outre GOD DAMN a l’intelligence de ne pas trop faire durer un riff certes bien trouvé, mais qui aurait pu rapidement tourner en rond. Il conserve de fait sa force de frappe et constitue à mon sens une bonne petite opportunité de démontrer le savoir-faire du groupe en matière de diversité. Tiny Wings, elle aussi, aura ce goût ô combien savoureux échappé des 90’s (pensez Pop croisée avec du Shoegaze) moitié doux, moitié amer. Quant à la chanson elle même, elle aura le mérite de marquer réellement une pause sur le disque cette fois ci.

Un miroir, des cordes, un satellite pour une mise en orbite

Mais si vous pensiez que GOD DAMN allait se laisser aller à faire des pauses tous les 3 morceaux, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au fondement. « Fuck, Fuck, Fuck’em all / Go shake your bits in a mirror ball !!! » sera le leitmotiv de Mirror Ball, signant ainsi la reprise des hostilités chauffées à blanc. Le groovy Bleeding A Rope prendra le relais avec toujours autant d’excellence dans le mélange mélodique tendance accroche venimeuse/fissurage des murs, tandis que le court instrumental Hinge-Unhinged servira d’introduction au dessert de GOD DAMN, l’album.

En effet, les Anglais ont gardé le meilleur pour la fin. Si vous voulez du bitume, du qui pèse son poids en notes de plomb, alors jetez vous sur le glorieux Satellite Prongs ! La chanson s’étalera de tout son long pendant presque 9 minutes, diffusant un motif sonore propice à l’expérimentation et au Metal que personnellement je qualifierai de Stoner. Empruntant certains codes du genre (encore une fois, un riff massif comme une armoire Normande, la longueur et un côté qui regarde du côté du Psyché) Satellite Prongs est une totale réussite. Un très bon point d’orgue sur un album qui n’en manquait déjà pas.

GOD DAMN, en conclusion

Je ne connaissais pas avant d’écrire cette review de l’album, les Anglais de GOD DAMN. C’est désormais une erreur réparée. Le combo a réussi à me propulser vers une époque que je considère comme l’une des meilleures dans le Rock (nostalgie, quand tu nous tiens) tout en parvenant à ne sonner ni daté, ni inutile. Bien au contraire, tous les adorateurs de Heavy Rock, de Metal, d’Alt Rock voire de Grunge peuvent se retrouver à l’intérieur de GOD DAMN. Le disque regorge de bons titres, de très bons titres même.

Le combo inscrit son style dans des genres classiques tout en les revigorant et il s’agit d’une chose assez rare pour être soulignée. La prod, crasseuse à souhait ( mais travaillée en ce sens ) vient renforcer cet aspect « garage » cher aux groupes underground de cette ère. Le mieux est l’ennemi du bien dit-on. GOD DAMN a bien fait son job, et on ne leur demandait pas mieux.

Absolument conseillé !

GOD DAMN, disponible depuis le 14/02/2020 via One Little Indian

Pour aller plus loin:

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SWARM ANATHEMA

Swarm-Anathema-Tous droits réservés
Swarm-Anathema-Tous droits réservés

Dire que la scène Metal Française se porte bien fera sourire certains. Pourtant si l’on regarde bien, des groupes de qualité il y en a, et SWARM, qui met Antibes sur la carte du Heavy Metal, le prouve de fort belle manière.

En tout cas, c’est ce que nous allons essayer de démontrer avec la review du nouvel album de Swarm, Anathema.
Comme annoncé plus haut, le groupe représente Antibes. Une ville plus réputée pour sa proximité avec la mer et le soleil que pour ses riffs titanesques. Dans un autre ordre d’idée, Swarm officie dans le Groove Metal. Si l’appellation ne vous dit rien, pensez à des groupes tels que Pantera, Machine Head, Lamb of God

Mais il serait faux de résumer Swarm à une simple copie de ces illustres formations. En effet, les sudistes ont heureusement plus à proposer qu’une pâle imitation. Mais nous verrons cela par la suite.

Formé en 2013, Swarm est un groupe de métal originaire de la Côte d’Azur. Évoluant dans un mélange de Groove, Thrash et Hardcore, leurs paroles s’inspirent des maux que nous subissons tous au quotidien. Quelques années de travail acharné permettent au combo de sortir son premier LP Division & Disharmony. Premier album avec un premier clip, Headtrip. Le titre fera tourner le nom du groupe au delà du cercle d’initiés. Swarm en profite également pour partager l’affiche avec des groupes tels que Moghan Ra, In Other Climes, Colorblind, Made of Ashes, Deep in Hate ou Psykup. Le groupe ouvre aussi pour les stars du Nu Metal Ill Niño et sort son 2ème clip pour No Gods // No Guns

Tout ceci nous conduit aujourd’hui à ce nouvel album, d’une redoutable efficacité.

SWARM-ANATHEMA, la review

En premier lieu, le groupe choisit d’ouvrir le disque avec New Sun. Le choix est risqué puisque le titre frôle les 8 minutes au compteur ! Pourtant, il brisera la glace en faisant immédiatement étalage des talents de compositions de Swarm. Longue intro agrémentée de claviers, rythme ultra massif de batterie, c’est parti, on embraye tout de suite ! Donc autant prévenir les deux ou trois du fond qui ne suivent pas: ça va faire mal. Un solo brutal débarque avant que ne surgisse un riff qui ne l’est pas moins.

Conscients qu’un tel titre n’offre que peu de répit sur sa longueur, les Antibois opteront aussi pour la variété dans les ambiances. Effectivement la suite du morceau laissera la place à un mastodonte sonore, lourd, très lourd, et alternera entre deux atmosphères jusqu’au bout. C’est bon vous avez encaissé le premier missile ? Alors on continue.

Bouge ta tête on te dit !

Je parlais plus haut de Groove Metal. Frontiers, le second titre, en possède une tonne, du groove. Alors oui, on va oublier le groove en plastique et se concentrer sur celui en adamantium. Frontiers se situe aux abords d’un Pantera qui aurait copulé avec Slayer. La tête de l’enfant ressemble à cette chanson. Avec un PUTAIN de refrain en prime absolument… groove. Le genre qui te chope la nuque pour ne plus la lâcher. Ca accélère, ça gueule mais ça n’oublie en aucun cas de te faire transpirer. Grosse prestation de Rémy, le chanteur et Matt, guitariste-chanteur, tout à fait intenables du début à la fin, qui feront évoluer vocalement Frontiers entre growl viril et parties claires avec brio. Énorme titre.

Une prod’ au taquet

On restera dans l’ambiance « riff hardcore option démolition totale » puisque Intifada anéantira tout espoir de résistance. Intifada a une saveur particulière pour moi et me permet d’aborder un point crucial dans le son du groupe. Tout d’abord, disons les choses franchement. L’album sonne carrément bien (mixage/enregistrement au studio Artmusic, mastering au studio Kohlekeller). Tu as beau t’en prendre plein la tête, il y a de l’espace, on respire entre les notes, il n’y a pas cette sensation d’écoute étouffante que l’on peut parfois entendre dans les disques du genre. Et on aime bien cela par ici.

Pour revenir sur Intifada, Swarm mélangera vitesse, complexité des structures et moments (un peu ) moins intenses, avec un sens de la compo évident. Comme le dit si bien Rémy à la fin de la chanson: « Urgh ! »

Dirty Deeds

The Deed Is Done prendra le relais avec une pointe de French Touch puisque le groupe ajoute des paroles en français à son arsenal sonore. Le titre se glisse vers le très bon d’Anathema et convainc sans peine. La mélodie principale, furieuse, reste simple mais pas basique. Le tempo donne globalement envie de jumper comme un dingue et il y aura des bleus à soigner après cette avalanche de décibels. Mais la donne change quelque peu ensuite avec Spoutnik Explorer.

Une intro très douce, presque rêveuse, surprenante, débouchera sur un riff bien heavy. Swarm ne ralentira pas le galop bien longtemps et laissera s’exprimer son talent pour les gifles métalliques un peu plus loin ( ce solo ! ), non sans qu’un petit break légèrement aérien nous ait auparavant laissé entrevoir une fois de plus son goût pour les variations dans les ambiances. Un morceau plus que bienvenu à ce stade qui évite à l’album de tourner en rond.

Pas aveugle, encore moins muet ni sourd

Swarm, dans cette review d‘Anathema, passe un autre cap avec le très justement clippé Deaf Blind Silent. On y entend Rémy poser des couplets mi rappés mi chantés, soutenu par Anthony Trillaud, le batteur, qui cadence les fondations du titre avec la précision d’une machine. Je pose par ailleurs la question suivante: Est-il le résultat du croisement entre une boîte à rythmes et un marteau-piqueur ? Sérieusement, ce mec cogne dur sans oublier d’insuffler suffisamment de dynamique à ses patterns pour nous faire secouer nos crânes comme si c’était la dernière fois.

Quant aux harmonies et autres riffs mis en place par les guitaristes Antoine Chapet et Matt Bankowski, l’un déchire vos tympans à coups de solo soit technique, soit destructeur (voire les deux à la fois, ne nous privons pas) tandis que l’autre bétonne derrière, le tout dans l’entente la plus cordiale, tout accompagnés qu’ils sont par le jeu solide de Mikael Gentili à la basse.

Quoi qu’il en soit, Deaf Blind Silent fait dans la qualité. Fluide, ultra accrocheur en restant incisif, nous avons probablement ici l’un des meilleurs titres que nous donne à entendre Swarm dans cette review d’Anathema.

ANTIBES TEXAS CONNECTION

Mais ça, c’était avant Life on Hold. À supposer que vous lisiez toujours cette review, je vous demande une chose. Accrochez vous bien. Car à mon sens il y a du Dimebag Darrell là dedans. Pas uniquement bien entendu, mais durant les premières secondes, j’ai cru voir sa célèbre guitare Dime From Hell devant moi. Hey, c’est pas rien quand même ! Life on Hold a cette sève un peu plus fine néanmoins, plus « catchy » si j’ose dire. Que dire, une nouvelle fois, du solo final et des voix qui s’y superposent ? Les Texans seraient sans doute fiers. Le morceau se suffit toutefois à lui même, mais il y a un parallèle à faire et pas des plus mauvais, loin s’en faut.

Simple Automata Return ensuite. Tiens, encore une bonne surprise. Quelque chose qui ressemble à du Thrash/Power Ballad vintage. S’il y a des vétérans des 90’s qui lisent ceci, cela leur rappellera des souvenirs émus. Construit comme une montée en puissance, avec une voix féminine au début, oscillant entre calme et tempête, l’humeur est à la mélancolie rageuse. Puis Simple Automata Return explosera à la fin dans un torrent de notes déchirantes. Très bon.

Hardcore jusqu’à la mort

Legacy of Misery signera le retour à du Swarm version hardcore. De quoi se remettre du morceau précédent dans la joie et l’allégresse. Pour autant le combo n’oublie jamais d’intégrer ici et là des petits changements, des breaks qui continuent de tenir l’auditeur en haleine. Le déferlement continue jusqu’au terme d’Anathema en compagnie de Five et surtout de l’épique Pyroclastic Flow. Ce dernier est un instrumental assez décomplexé donnant dans la démonstration de puissance assumée. Vous vouliez une dernière dose de Metal en fusion ? La voilà ! La boucle s’achève comme elle a commencé en début d’album avec un titre long, fougueux, porté par un frénétisme de tous les instants. Ou presque. Pyroclastic Flow termine l’opus avec des notes acoustiques calmes en guise d’au revoir.
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Nous allons, malheureusement, faire de même ( pas la guitare, mais « au revoir »).

SWARM ANATHEMA – LA REVIEW, EN CONCLUSION

Quelle belle découverte. Swarm a de l’audace et manie brillamment l’ingéniosité dans sa violence. Il faut bien écouter l’album pour s’apercevoir qu’il y a bien d’autres choses à découvrir qu’un simple disque de Metal / Thrash. Rajoutant une couche ici, une signature par là, une couleur sonore ailleurs, Anathema joue dans la cour des grands avec intelligence. Il serait d’ailleurs injuste que le groupe n’ait pas accès à une plus grande audience sous peu. La clarté de la production, le jeu des musiciens, les voix… Pas grand chose à redire. Tout assure. Swarm se paie le luxe d’en remontrer à tout un tas de groupes du genre qui ne songent qu’à faire un disque tel que celui ci. Ne sous-estimons pas non plus une puissance de feu qui fera des ravages parmi le public lors de futurs concerts et vous tenez un bâton de dynamite musical.

Bien évidemment déconseillé aux cardiaques. Les autres, foncez, c’est du velours.

SWARM-ANATHEMA disponible depuis le 30 septembre 2019 – Indépendant



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